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Ferréol-François-Joseph-Auguste CASTAN

dimanche 6 février 2005

Archéologue et historien français, né à Besançon le 20 novembre 1833, mort en 1892.

Sorti en 1855 de l’Ecole des chartes, major de sa promotion, il revint dans sa ville natale pour y être l’adjoint du bibliographe Charles Weiss, érudit qu’il remplaça en 1866, comme conservateur de la bibliothèque de Besançon. Dans cet important dépôt, il a mis en lumière le plus ancien manuscrit des Chroniques de Froissard, la version française des Chroniques de Burgos, la moitié d’un livre d’heures décoré par Albert Dürer et ses principaux disciples, entre autres...

Engagé dans le débat relatif à l’emplacement de l’Alesia des Commentaires de César, il a décrit les mémorables fouilles des tombelles d’Alaise (1858-1864) qui ont procuré au musée d’antiquités de Besançon un groupe précieux d’objets de l’époque gauloise.

Ayant ensuite entrepris l’étude des édifices qui décoraient Besançon à l’époque romaine, il découvrit le Capitole en 1867, le théâtre antique en 1870, et provoqua l’encadrement des vestiges de cet édifice dans un square archéologique exécuté par l’architecte Ducat et qui porte son nom, sous les Auspices de la Société d’Emulation du Doubs.

Elu correspondant de l’institut de France en 1875, par l’Académie des inscriptions et belles-lettres, Auguste Castan a fait plusieurs lectures à cette compagnie, notamment sur l’emplacement du Capitole de Carthage.
En 1881, il put ajouter à ses titres celui d’associé de l’Académie royale de Belgique, distinction qui lui fut accordée pour la part qu’il avait prise à l’édition belge de la Correspondance du Cardinal de Granvelle.
A la suite d’une mission d’études en Italie qu’il accomplit à l’automne 1880, il publia l’histoire de l’église consacrée à Saint-Claude que la Franche-Comté possédait à Rome, puis un mémoire sur le tableau de Bronzino que les Médicis de Florence avaient offert aux Granvelle de Besançon.