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Adolphe Kégresse

L’inventeur de la propulsion à chenilles

vendredi 24 avril 2009, par Mitch

Adolphe Kégresse est né à Héricourt en 1879.

Il suit les cours d’une école technique de Montbéliard, puis part en 1905 pour Saint-Pétersbourg, où il commence sa carrière comme responsable technique du premier garage impérial du tsar Nicolas II de 1906 à 1917.

En 1910, à la demande du tsar, il met au point des autochenilles originales capables de se déplacer facilement dans la neige. En alliant un train avant (directeur) équipé de roues et un train arrière (propulseur) muni de chenilles, Adolphe Kégresse est le précurseur du système « halftrack » qui équipera bon nombre de véhicules militaires de la Seconde Guerre mondiale.

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Schéma du brevet déposé en 1913
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la Rolls-Royce du Tsar Nicolas II équipée du système Kegresse (1917)

Rentré en France pour échaper à la Révolution de Russie, il crée avec Citroën un département de véhicules « tout terrain » en 1919.
Le succès est au rendez-vous : dans de nombreux pays, l’armée et des services publics tels que les Postes ou les Douanes utiliseront des véhicules Citroën équipés du système Kégresse-Hinstin.

Le système Kégresse-Hinstin :

Le principe consiste à monter des chenilles souples (une bande de caoutchouc armé) sur une paire d’essieux (l’un moteur, l’autre seulement porteur).

Les avantages sont de pouvoir s’adapter aux châssis existants, d’avoir suffisamment de souplesse pour s’adapter aux terrains accidentés, et de rester relativement silencieux.

En revanche, les chenilles avaient une durée de vie limitée, de l’ordre de quelques milliers de kilomètres.

On assiste alors à plusieurs opérations de grande envergure lancées par André Citroën, les « croisières » :

  • 1922 : l’expédition transsaharienne
  • 1925 : la Croisière noire
  • 1931 : la Croisière jaune
  • 1934 : la Croisière blanche (la seule qui se solda par un échec)
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Schéma du brevet déposé en 1924

Après avoir quitté Citroën, Kégresse continue ses travaux de recherche et dépose plusieurs centaines de brevets (essentiellement dans l’automobile).
Parmi les principaux, on peut citer :

  • en 1935, une boîte de vitesses automatique dénommée « AutoServe » ;
  • en 1939, une chenillette électrique télécommandée.

Adolphe Kégresse décède à Croissy-sur-Seine en 1943.