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Lucien QUELET

Naturaliste et mycologue français de renommée mondiale

vendredi 24 avril 2009, par Mitch

Médecin et passionné de sciences naturelles

Lucien Quélet est né à Montécheroux, le 14 juillet 1832. Il est issu d’une famille de cultivateurs, et sera élevé par ses tantes après le décès de ses parents.
Très tôt, il montre des prédispositions pour la peinture, le latin et surtout pour les sciences naturelles : d’abord la géologie et l’archéologie, puis les papillons et les plantes qu’il collectionne.
De plus, il se passionne très tôt pour les champignons, influencé par ses oncles qui l’emmènent en cueillir.

Il commence ses études au collège de Montbéliard, devenant bachelier es-lettres, puis ès-sciences. Il part ensuite à Strasbourg, où il soutient sa thèse « Essai sur la syphilis du foie » et devient Docteur en médecine à 24 ans.
Son diplôme en poche, il revient dans le Pays de Montbéliard et installe son cabinet à Hérimoncourt. Il s’y marie et y résidera jusqu’à la fin de ses jours.

Lucien Quélet partage alors son temps entre son métier de médecin et sa passion pour les sciences naturelles. Il publie notamment en 1869 son « Catalogue des Mousses, Sphaignes et Hépatiques des environs de Montbéliard ».

Le plus grand mycologue français

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Vers 1870, il abandonne la médecine pour se consacrer entièrement à la mycologie.

En 1872, il publie sa première étude, « Les Champignons du Jura et des Vosges », qui sera suivie de 22 suppléments et 2 hors-série.
Etant également un peintre talentueux, Lucien Quélet illustre lui-même son ouvrage par de magnifiques planches.

Fin observateur, sa prodigieuse mémoire alliée à son esprit méthodique et critique lui permet bientôt, non seulement de décrire de nombreuses espèces nouvelles, mais aussi de contribuer à leur systématique et de correspondre, même en latin, avec les plus grands mycologues de son époque : Boudier, Bresadola, Cooke, Patouillard et surtout son maître suédois, Magnus Elias Fries.

En 1884, il fait partie des fondateurs de la Société mycologique de France, dont il devient le premier président, puis le président d’honneur.

En 1886, Quélet publie son second ouvrage « Enchiridion Fungorum in Europa media et præsertim in Gallia vigentium » (rédigé en latin), dans lequel il propose sa propre classification.

En 1888, il publie la « Flore mycologique de la France et des pays limitrophes ». C’est une oeuvre qui marquera un tournant dans la mycologie de l’époque, puisqu’elle apporte non seulement plus de 400 nouvelles espèces, mais surtout une nouvelle classification des champignons venant à la fois compléter et bousculer celle de Fries qui faisait alors référence.


Par la suite, Quélet s’intéresse à l’ornithologie, à l’étude des mollusques et à l’étude des coléoptères.

Il s’éteint à Hérimoncourt le 25 août 1899, à l’âge de 67 ans.

Ses nombreuses aquarelles ont été déposées au Muséum national d’histoire naturelle de Paris.