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Louis PERGAUD

lundi 27 décembre 2004, par Mitch

Né à Belmont (Doubs), le 22 janvier 1882, il se destina à l’enseignement et fut nommé instituteur dans le Doubs.

Son premier volume de vers, L’Aube, parut en 1904, et il publia L’Herbe d’avril en avril 1908. Il se révéla poète néo-symboliste et, dans un article signé Callet et paru dans la Revue d’Isis (1919), on lit cette phrase : « Ses poèmes, d’un style savant et travaillé riche d’accents nerveux, d’images neuves, de pensées et de sensations, parfois haletant d’âpres cris, captivent l’esprit et le coeur ». L’Eveil du village parut ensuite.

En 1907, Pergaud se fixe à Paris où il est tour à tour employé à la compagnie des eaux, instituteur, et enfin expéditionnaire à la préfecture de la Seine. "En dehors de sa collaboration au Beffroi où furent publiées ses premières oeuvres poétiques, il donna des nouvelles et des poèmes à diverses revues, La Revue littéraire de Paris et de Champagne, La Rénovation Esthétique, l’Essor septentrional, la Revue d’Egypte et d’Orient, la Province, la Nouvelle d’Athènes, Hélios, la Phalange, le Feu et enfin le Mercure de France où parurent, avant d’être éditées à part, La guerre des boutons et les Histoires de bêtes.
Il collabora à L’île sonnante « où, dans un article intitulé La Fontaine et la psychologie animale, sans d’ailleurs prétendre diminuer le génie du Bonhomme, il a tenté de détruire la légende d’un La Fontaine psychologue raffiné et scrupuleux observateur des bêtes ». Pergaud a publié De Goupil à Margot, couronné par l’Académie Goncourt, La revanche du corbeau (1911), Le roman de Miraut, chien de chasse (1913), La guerre des boutons (1912).

Dès ses débuts, sa maîtrise s’affirma ; il s’avéra auteur original, créateur d’un genre nouveau, observateur pénétrant, psychologue de tout premier ordre et écrivain remarquable.

Malheureusement, la grande guerre de 1914 devait interrompre brutalement une carrière qui s’annonçait glorieuse. Parti simple soldat, il devint rapidement lieutenant puis, un soir à Marchéville (Meuse), après un rude combat, on ne le revit plus ; tombé dans la mêlée, il fut porté comme disparu le 8 avril 1915.