B

vendredi 21 janvier 2005, par Thier, Murie

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  • BÂCHE : (n. f.)
    1. Toile à laver, serpillière. Surtout en Haute-Saône. Synonyme : Patte à relaver.
    2. Bille. Variante : bauche (Jura).
  • BÂCLER : (v.) Vite expédié, vite fait, mais par forcément dans le sens de « travail mal fait », qu’on lui connaît aujourd’hui « ça sera vite bâclé »
  • BÂFRÉE : (n. f.) Repas abondant, festin. « On est allé à la noce des Mougin, quelle bâfrée ce fut ! »
  • BÂFRER : (v. intr.) Dévorer, manger de façon gloutonne. Ex : « Il a bâfré à s’en rompre la panse ».
  • BAGUENAUDER : (v. intr.) Tourner en rond. Ex : « Rongé par l’inquiétude, Armand ne cessait de baguenauder dans sa chambre ».
  • BALLE : (n. f.)
    1. Grand panier d’osier tressé
    2. Malle, bagage du ballier. Ex : « Sa balle est en osier ».
  • BALLIER : (n. m.) Colporteur, vendeur ambulant de bibelots. Variante : bâlier, bayer.
  • BALLONGE : (n. f.)
    1. Cuveau de bois utilisé lors des vendanges où l’on vide les hottes.
    2. Récipient à eau chaude d’une cuisinière ancienne avec un robinet devant.
    3. Baignoire souvent faite dans un cuveau en bois
  • BALME : (n. f.) grotte : synonyme : baume A donné Baume-les-Messieurs ; Baume-les-Dames Ex : « au pont de la Pyle, il y a la baume à Varroz »
  • BANC D’ÂNE : (n. m.) Sorte de banc chevauché par divers artisans, en particulier le fabricant de seaux, de chaises.
  • BANNE : (n. f.) À l’origine, énorme panier sur roues pour le charbon ou le bois, et qui désigne la voiture de transport d’un commerçant.
  • BANQUILLER : (v. intr.) Boiter. A rapprocher de bancal.
  • BANVAI : (n. m.) Baguette de coudrier fendue où l’on glisse un papier notifiant une interdiction de passage ou de pâture. Plus spécifique à Montbéliard. Vient de l’Allemand Banwart, qui signifie : « qui garde le ban (territoire) ». Synonyme : blanc.
  • BAQUER (se) : (v. pron.) Se baigner. Très usuel.
  • BAR. V. BARRÉ.
  • BARBIZIER : (n. propre) Type légendaire du vigneron bisontin.
  • BARDEAUX : (n.m.) Mince planche de bois (en épicéa) qui remplaçait la tuile. Synonyme : tavaillons
  • BARRÉ : (n. m.) Petite barrière en bois fermant un passage. Ex : « Il faut fermer le barré du jardin ». Variante : bar.
  • BARREAU : (n. m.) Petite porte de cour ou de jardin.
  • BARRER : (v. tr.)
    1. Enclore, fermer avec une barrière. Ex : « Barrer les vaches ».
    2. Fermer, clore, clôturer. Ex : « Pour éviter qu’on ne te vole tes légumes, tu aurais dû barrer ton jardin ». L’expression barrer le mal signifie « faire des signes sur la partie du corps malade pour le guérir ».
  • BARREUR : (n. m.) Guérisseur. Celui qui barre les maladies.
  • BASSOTER : (v. tr.) Travailler sans esprit de suite.
  • BAYER. V. BALLIER.
  • BEAU : (adj. employé adv.) Bien, très. Ex : « Le foin est beau sec ».
  • BEAU FAIRE DE (Y AVOIR) : (loc. verb.) Y avoir beaucoup de. Ex. « Y a beau faire de patates, cette années ». « Toute cette salade, je veux avoir beau faire d’y éplucher ! »
  • BENNER : (v. tr.) Se renverser en parlant par exemple d’une charrette « le Jules, il fauche au Champ Benneux » « il a benné le chargement de bois en montant à la Chaux » Synonyme : verser
  • BENNEUX : (adj.) Terrain, chemin en pente, avec risque de se renverser, chemin avec des ornières.
  • BENOTTE : (n. f.) Lucarne. Ex. « Tu sais où est le chat ? - Il r’beuille à la benotte ».
  • BERCHER, BERCHÉ : (v. tr.) Ébrécher, donne le participe : berché pour ébréché « mon couteau était tout berché »
  • BESILLER, BZILLER : (v. intr.) Se dit des vaches quand elles se mettent brusquement à courir toutes en même temps (sous l’assaut des taons) « y’a les vaches qui bzillent, les tavins sont ben mauvais, on aurait bien de l’orage ce soir ! »
  • BÊTES ROUGES, PIES ROUGES : (expr.) Utilisée pour désigner les taches blanches et brunes de la vache montbéliarde.
  • BEUDE : (n. f.) Blague.
  • BEUGNE : (n. f.) une marque de coup, « Il a fait une beugne à l’auto ».
  • BEUGNER :
    1. (v. tr.) Heurter, meurtrir Ex : « La voiture est toute beugnée ».
    2. (v. pron.) Se cogner.
  • BEUGNETS : (n. m. pl.) Prononciation courante des beignets.
  • BEUILLER : (v. tr.) Guetter, épier, « Qu’est-ce que tu beuilles comme ça par la fenêtre ? ». On trouve aussi parfois REBEUILLER, R’BEUILLER.
  • BEUILLOT :
    1. (n. m.) Judas, petite lucarne.
    2. (n. m. et f. (beuillote)) Personne peu maligne, imbécile, idiote. Plus rarement : personne ayant des problèmes de vue.
  • BIAUDE : (n. f.) Blouse bleue des rouliers, et qui a finit par désigner toute sorte de blouse. Synonyme : roulière. Var. blaude.
  • BIEF : (n. m.) Ruisseau. On le retrouve dans le toponyme Métabief.
  • BIEN : (adv.) Beaucoup. Ex : « Y a plus bien de monde à la messe ».
  • BIGOT : (n. m.) Pioche à deux cornes utilisée par les vignerons. Variante : pigot.
  • BIOU : (n. m.) Fête célébrée à Arbois le premier dimanche de septembre. Le Biou est une énorme grappe de raisin formée de centaines de grappes de raisin assemblées en bandes horizontales sur le treillis d’une toupie d’un mètre cinquante. Quatre vignerons portent le Biou à l’église où il est béni, puis hissé au sommet de la nef où il restera plusieurs semaines. Cette tradition très ancienne se réfère peut-être à l’épisode biblique de la grappe de Canaan (Nb XIII, 23).
  • BIQUE : (n. f.)
    1. Chèvre. Syn. cabe.
    2. Petit tas de foin.
  • BISE : (n. f.) Vent du Nord ou du Nord-Est. Ex : « Quand la bise souffle, c’est signe de beau [temps] ».
  • BISINGOIN (DE) : (loc. adv.) De travers. Var. : Bisengois, Bisingois.
  • BISTROUILLE : (n. f.) Mauvais vin trouble. Ex : « Mais qu’est-ce que c’est que cette bistrouille ? ».
  • BLANC. V. BANVAI.
  • BLAUDE. V. BIAUDE.
  • BLESSON : (n. m.) Poire sauvage. De l’adj. blet, qui donne blesse en comtois.
  • BLESSONNIER : (n. m) Poirier sauvage.
  • BLONDE (ALLER EN) : (loc.) Courtiser, draguer. Ex : « On dit qu’il va en blonde du côté de Valdahon ».
  • BOIS : (n. m.) En Franche-Comté, on dit plus couramment le bois que la forêt. Ex : « On est allés se promener dans le bois ».
  • BOIS DE LUNE : (loc.) Bois volé la nuit, au clair de lune.
  • BOITON : (n.m.) Box du cochon, au fond de l’écurie. Ex : « La porte du boiton était restée ouverte... Tous les cochons sont partis au travers du village ».
  • BÔLON, BOLLON : (n.m.) Pain d’avoine ou de seigle que l’on cuisait 2 fois par an et que l’on devait parfois casser à la hache et humecter d’eau afin de pouvoir le manger. Particulier au Grandvaux. Ex : « Quand tu iras à la boulangerie de Saint-Laurent, tu me rapporteras un bôlon... Y a que là qu’on en trouve. »
  • BON : (adj. employé adv.) Beaucoup. Ex : « Il en sait bon là-dessus ».
  • BONNE AMIE : (n.f) Fiancée, fille qu’un garçon fréquente , amante, maîtresse. Ex : « Tiens, t’as vu la nouvelle bonne amie du Maurice, elle est bien gironde ! »
  • BONSOIR ! : (excl.) Employée comme soupir, comme plainte ou indiquant le dépit. Ex : « bonsoir de bonsoir ! » « Bonsoir ! Nous sommes peu de chose sur cette terre ! »
  • BOQUER (SE) : (v. pron.) s’embrasser. « Elle se boque le pouce » ; « Nous nous boquions en plein devant les gens ». A rapprocher de bec, bécoter, béqueter.
  • BOSSE : (n. f.) Grand tonneau pour le grain ou le raisin. « Les bosses se suivant à la queue leu leu dans les tranchées des routes » ; « Les bosses sont d’énormes tonneaux qui allaient quérir la vendange à la vigne et parfois jaugeaient cinq à six cent litres ».
    Voir le dicton : « II n’y mangera pas une bosse de sel », il ne restera pas longtemps en place. Mot franco-provençal ; peut-être de bot : tonneau, outre.
  • BOUAILLET : (n. m.) Mare boueuse, dans le pays de Montbéliard. « Triper dans le bouaillet », piétiner dans une mare.
    Syn. : bouillet, gouillat.
  • BOUBOTTE : (n. f.) Petit oiseau indéterminé. « Vos pauvres âmes sont comme les jeunes boubottes qui se cachent quand elles sont hors du nid ».
  • BOUCHER : (v. tr.)
    1. Couvrir (une casserole) ; cacher. « Un nuage bouche le soleil »
    2. Se couvrir au lit. « Boucher un enfant au lit », lui mettre une couverture. « Je sentais le froid hier au soir. Au lit, j’ai mis deux couvertures pour bien me boucher ».
    Variante : se reboucher
    Antonyme : se déboucher.
    3. Compléter un repas. Ex : « Donne-moi un bout de pain pour boucher ma soupe »
  • BOUCHON (SE METTRE). V. ABOUCHER (S’).
  • BOUILLE : (n. f.)
    1. Hotte en bois plein dans laquelle les vignerons portent le raisin de la vigne à la cuve. Terme utilisé en Franche-Comté (25, 39), mais aussi dans le Tyrol, le Tessin. D’après le TLF, le terme du Valais suisse est bolie.
    2. « Bouille à lait », gros bidon de bois ou métal servant à porter le lait à la fromagerie, fait pour être porté par un âne ou sur le dos (25, 39). Ex : « Le fromager n’a pas accepté son lait : les bouilles étaient sales ».
    3. Pulvérisateur à insecticides, porté sur le dos (70).
  • BOUILLET : (n. m.) Petite mare. Déformation de gouillat. Synonymes : bouaillet, gouillat.
  • BOULI : (n. m.) Pot-au-feu. « Le bouli est le plat du dimanche ». Équivalent de bouilli, viande bouillie.
  • BOULIGUER (SE) : (v. pron.) Se dépêcher.
  • BOURRER : (v. tr.) Fermer la porte à clef Ex : « Marie, as-tu bourré la porte ce soir ? »
  • BOURRIAUDER : (v.) Malmener, maltraiter, traiter avec rigueur, faire mal, torturer, charcuter. Ex : « j’ai une échaille dans le doigt, tu vas encore me bourriauder pour me l’ôter ! » « Cet enfant est paresseux... On est obligé de le bourriauder pour qu’il travaille ».
  • BOUTE-À-CUL, BOUTE-àÀ-TIUL :
    1. (n.m.) Tabouret servant lors de la traite des vaches (en général, il a un seul pied)
    2 (n.m.) Petite femme boulotte, « basse sur pattes »
  • BRAISOTTE : (n. f.) Résidus de la combustion de la braise. « De la braise ou braisotte froide et sèche et de la braise allumée ».
  • BRANLE : (n. m.) Danse montagnarde. « La plus caractéristique des danses comtoises est, semble-t-il, le branle du Jura ou branle des Grandvalliers ». De branler : remuer, secouer.
  • BRASSER : (v. tr.) Être indisposé, nauséeux. « Ça me brasse », « Me voilà tout brassé ».
  • BREQUILLER : (v. intr.) Bricoler. « Qu ’est-ce que tu bréquilles ? ».
  • BRESI, BRESIL : Typiquement comtois, morceau de viande de bœuf ( parfois de chèvre) séché, salé et fumé sous la cheminée. « Les quartiers de bœuf séchés dans l’intérieur de sa cheminée et qu ’on appelle brésils » [39]. De braiser.
  • BRESILLER : (v. intr.)
    1. Griller, rôtir
    2. Brûler, incendier
  • BREUILLEUR. V. BREVILLER.
  • BREVILLER : (v. intr.) Crier, brailler. Variante : breuiller.
  • BRICOTTE : (n. f.) Contrebande, petit trafic, spécialement entre la France et la Suisse. Ex. « Faire la bricotte ».
  • BRIMBELLE : (n. f.) Myrtille. « Ces myrtilles qu’on appelle chez nous brimbelles ».
  • BRINDESINGUER (SE) : (v. pron.) S’enivrer. « II lui fallait du temps pour se griser, mais ses camarades se brindesinguaient vite ».
  • BRIQUE : (n. f.)
    1. Morceau. « Une brique de pain » ; « Faire des briques », casser ; « Alors, vous avez fait des briques ? », cassé un outil.
    2. Brique utilisée pour chauffer le lit.
  • BROUILLASSER : bruiner.
  • BRUANTS, BRUYANTS : (n. m.)
    1. Crécelles, appelées aussi rainettes, près de Pesmes.
    2. Par extension, enfants qui agitent les crécelles pour appeler les fidèles aux offices, du Jeudi Saint au Samedi Saint lorsque les cloches sont muettes.
  • BUCHAILLES : (n. f.) Copeaux. « Va me chercher une poignée de buchailles ». Diminutif de bûche.
  • BUCHIN(E) (n. m. ou f.) Petite pomme sauvage.
  • BUE : (n. f.) Lessive. « Vous faites la bue ? ». De l’anc. fr. buée.
  • BUER, BUYER : (v. tr.) Lessiver, laver. « Les toiles seront buées (prononc. aussi buyées) ».
  • BUSON : (adj.) Bête, sot (comme une buse). S’emploie à propos d’enfants.
  • BUTIN : (n. m.)
    1. Bien, patrimoine. « Rendre au peuple son butin ». « Il en avait du butin, les plus belles pièces de terre, c’était à lui ».
    2. Bien de peu de valeur. « Les vieilles se rappellent le butin qu’on leur donnait (en dot, au moment de leur mariage), deux ou trois caquelons ».