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Les mésanges en Franche-Comté

vendredi 3 décembre 2010, par Domi

Tout le monde connaît la mésange (famille des paridés), c’est un oiseau qui ne cherche pas la discrétion !
La Franche-Comté est une région de France où nous pouvons rencontrer plusieurs variétés de mésanges. Certaines sont présentes toute l’année, d’autres ne font que passer !

La particularité de la grande majorité de ces oiseaux c’est qu’ils n’hésitent pas à s’approcher des maisons, à venir manger dans la gamelle du chien ou sur le rebord de notre fenêtre.
Quel plaisir alors de les observer !!

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Rencontre

Chaque espèce a des particularités et il serait trop long de s’arrêter sur chacune d’entre elles. Nous parlerons brièvement des plus communes !

Quelques généralités

La grande majorité de ces oiseaux sont cavernicoles. C’est-à-dire qu’ils font leur nid dans des trous d’arbres ou des nichoirs. Mais ils savent aussi s’adapter à des endroits plus insolites comme des boîtes aux lettres, des parpaings, des pots de fleurs, etc.
Seule la Mésange à Longue Queue, qui est présente dans notre région, construit un nid avec une entrée latérale. Ce nid est composé de mousses, d’écorces et de lichens maintenus par du crin et du fil d’araignée !

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Messange à longue queue

En général, fin janvier, les mâles commencent à chanter pour délimiter leur territoire et ainsi évincer tout concurrent. Par ailleurs, ils en profitent pour attirer la belle promise.

C’est à ce moment là que nous pourrons savoir si telle ou telle espèce s’installera aux alentours de notre jardin !
C’est la femelle qui construit le nid là où le mâle l’a choisi. Fin mars - début avril, la femelle commence à pondre. Elle pond un œuf par jour jusqu’à ce qu’elle ait constitué une jolie collection de huit à quatorze œufs et parfois même davantage.

Une fois tous les œufs pondus, elle se met à les couver seule. Le mâle se contente d’apporter la nourriture. Il semblerait que le nombre d’œufs pondus soit fonction de la nourriture disponible.

Après 12 à 15 jours d’incubation, les poussins naissent. Ils sont aveugles et n’ont pas le moindre duvet. La femelle reste quelques heures pour les réchauffer, mais bien vite elle collabore avec le mâle pour les nourrir de différents insectes, chenilles, etc.

On a observé un couple faire 500 à 800 allers et retours quotidiens pour nourrir ses petits. Cela représente plus de 10 000 insectes par jour à capturer !!
Ce nourrissage éreintant se poursuit durant 16 à 21 jours. Les jeunes de plus en plus serrés quittent le nid et continuent d’être nourris pendant quelques jours à l’extérieur ! C’est à cette époque qu’ils sont les plus vulnérables, car ils sont des proies faciles pour les chats et les autres prédateurs.

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Mésange Charbonnière

Protections

La cause première de la raréfaction des mésanges est due à la disparition des arbres morts qui leur fournissent de quoi nidifier.
L’utilisation des pesticides est aussi en cause, ainsi que la disparition de leur habitat !

En fournissant des nichoirs on peut les aider et aussi attirer des couples de différentes espèces (charbonnière et bleue) dans notre jardin. Les mésanges sont d’excellentes assistantes au jardin. Leur présence permettra de ne plus employer de produits chimiques, car elles nous débarrasseront de tous les insectes !

En hiver, nous pouvons aussi les nourrir de graines de tournesol et de graisse non salée.

Quelques mésanges : les plus communes en Franche- Comté .

La Mésange Charbonnière est la plus grande des mésanges habitant notre région. Elle fréquente facilement les mangeoires en hiver.
Elle est facile à reconnaître : tête noire et longues joues blanches, dos vert, ailes et queue bleutées et petite barre alaire blanche, ventre jaune vif marqué d’une cravate noire. Cette raie ventrale noire est étroite et interrompue chez la femelle alors qu’elle s’élargit chez le mâle .

La Mésange bleue est plus petite que la charbonnière. Elle est facile à identifier avec son ventre jaune, son dos vert et ses ailes bleues. Elle présente une calotte bleue, une petite raie noire parfois absente au centre de sa poitrine. Comme sa cousine la charbonnière, on la trouve souvent aux abords des jardins et des maisons, ainsi qu’aux points de nourrissage en hiver.

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Mésange Bleue

La Mésange noire est la plus petite des mésanges qui fréquentent la Comté. Elle se caractérise par sa tête noire, ses joues et sa nuque blanches. Ses ailes sont pourvues de deux barres alaires blanches bien visibles. Son dos est gris ardoise, son ventre crème et ses flancs brunâtres.
Elle affectionne les forêts de conifères. On peut l’observer aussi aux points de nourrissage en forêt et on l’entend souvent en bande à l’automne lors de nos balades.

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Mésange Noire

La Mésange huppée fréquente le même milieu que la mésange noire, son amie. Elle se distingue de toutes les mésanges par sa huppe noire tachetée de blanc, parfois dressée en pointe. Sa joue blanche est délicatement bordée d’une virgule noire partant de l’œil.
Sa gorge noire tranche nettement avec son ventre gris blanc et le brun roux de ses flancs.

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Mésange Huppée

Quelques rencontres encore...
Rencontre avec la mésange boréale qui est assez répandue dans le massif jurassien et que nous pouvons confondre avec la mésange nonnette qui fréquente les mêmes forêts.
Mais peut-être rencontrerons-nous, au détour d’un chemin, la mésange à longue queue qu’on observe à proximité des milieux humides, à la migration au printemps et en automne.

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Messange à longue queue

Construire un nichoir à mésange

(voir plan en annexe)

Le nichoir doit être construit en bois non raboté pour que les oiseaux s’y agrippent plus facilement. Les planches doivent être suffisamment épaisses (20 mm environ), car le bois est le meilleur isolant contre l’humidité et
les variations de température. Il n’est pas nécessaire de le peindre ni de le traiter. Les produits de traitement sont rarement bons pour la santé des oiseaux.

Il faudra poser le nichoir à plus de 2 mètres du sol, dans un endroit tranquille. Évitez les expositions à l’Ouest (toujours humides et venteuses) !
Fixez le nichoir sur un tronc d’arbre sans le clouer (afin de ne pas abîmer l’arbre), mais en le fixant à l’aide de fil de fer. Pour que le fil ne s’incruste pas dans l’arbre, mettez quelques morceaux de bois ou de lattes entre le fer et l’arbre. On peut aussi le fixer sur un mur.

Le haut du nichoir est muni d’un couvercle qui pourra s’ouvrir (un morceau de cuir fera une très bonne charnière). Le couvercle sert à vider le nichoir en automne. Surtout ne dérangez pas les oiseaux.
Le plus important est de respecter le diamètre du trou d’entrée qui doit correspondre à la taille de l’oiseau.
Pour la charbonnière par exemple, le diamètre doit être de 32 à 34 mm. Pour une mésange bleue ou nonnette, il doit être de 27 à 28 mm.

A noter que ce genre de nichoir peut être adapté à beaucoup d’oiseaux. Le trou et les dimensions sont juste à changer .

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Mésange Charbonnière et pinson du Nord

Photos de Dominique et Jean-Marie Michelat, des amis de toujours et du site http://www.fond-ecran-image.com



info portfolio

Plan d'un nichoir à balcon