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Comité de soutien au lion comtois : Christian DECAMPS, fondateur et chanteur du groupe ANGE, avec nous !

Personnalités qui soutiennent notre action

lundi 25 juin 2007, par Thier, Nicolas

Jean-Loup BALY

Conteur, chanteur et musicien, auteur, compositeur et dialoguiste.

Jean-Loup Baly a débuté dans ce métier avec la musique dite « folk » dont il fut l’un des promoteurs au sein du groupe Mélusine.
Depuis 1980, il ’adonne à la pratique du conte (laquelle l’a entraîné au théâtre et, accessoirement, au cinéma). Travaille également avec l’écrivain Jean-Pierre Hubert et le chanteur-musicien Jean Léger pour l’élaboration et/ou l’interprétation de certains spectacles.
A la demande, il associe volontiers son savoir faire et son savoir dire à d’autres formes d’expression pour des spectacles « inter-disciplinaires » (concerts vocaux, musique ancienne ou électronique, théâtre, danse, arts plastiques...).
Pratique également le « dé-tournement de légende » et l’illustration de lieux historiques ou autres...
Enfin, à l’instar de ses collègues, il raconte aussi pour les enfants...

http://www.mondoral.org/jeanloupbaly/

"Donc, un logo miteux, sorte de publicité pour produit de seconde catégorie va remplacer le Lion Comtois sur les plaques minéralogiques des voitures.

Et également, je suppose, aux frontons des mairies, sur les monuments aux morts des villages reculés, aux côtés du drapeau tricolore !

Vrai, ça aura de la gueule, cet espèce de bout de fromage (certes, évoquant malheureusement plus l’emmenthal breton que le comté de montagne de 18 mois, mais comme l’on dit : "on fait ça qu’on peut avec ça qu’on a) ; espèce de bout de fromage, donc, grossi à la loupe à la lisière de cet hexagone censé représenter la France, nul doute que toutes les régions vont nous l’envier !

Quand on l’apercevra, pas de doute, personne ne dira : « C’est quoi, ce truc ? » Non. Tout le monde dira : « Tiens, un écusson franc-comtois ! »

Personnellement, j’ai déjà vu le sigle que l’on veut nous imposer. Je l’ai vu sur les véhicules du Conseil régional. Et, heureusement que ledit Conseil était mentionné, sans quoi, je n’aurais jamais su qu’il s’agissait d’un symbole de notre région.

D’ailleurs, on devrait faire la même chose pour les oriflammes français. Finis les drapeaux tricolores (d’ailleurs, le bleu blanc rouge, on le trouve partout, et chez lez Hollandais, les Luxembourgeois, les Russes...) ! On aura qu’à dessiner une espèce de rectangle symbolisant l’Europe, avec une loupe, un peu en bas à gauche, montrant un hexagone. Comme ça on saura où est située la France ! Et quand un quidam demandera qui a eu cette idée débile de représenter la France de cette manière, on sera fier de dire que l’on s’est inspiré des édiles franc comtois.


Bon. Une chose est sûre. Je ne sais pas si ce sera considéré comme un crime, un délit, une contravention ou que ce soit d’autre mais si je rencontre cette espèce de logo pour playmobil© sur la plaque minéralogique de ma voiture automobile, je le recouvrirai sans coup férir par un écu autocollant représentant le Lion Comtois !

J’en rajouterais volontiers une couche en faisant remarquer que nos voisins suisses ont des plaques minéralogiques entourées de deux écussons. La croix suisse côté jardin et l’écusson cantonal côté cour. Apparemment, ça ne les gêne pas qu’éventuellement que tel quidam ne sache pas que l’ours bernois est bernois, précisément ou que tel quidam confonde le canton de Vaud avec celui du Tessin ! Mais bon, ils sont suisses et ça fait belle lurette que les cantons ont l’habitude de s’occuper d’eux même sans complexe. Il serait temps qu’il en soit de même pour la Franche-Comté !"


Jean-Loup BALY, Franc Comtois, franc conteur.

François BUSSER

Président de l’Union des Patoisants en Langue Romane.

Thierry CHOFFAT

Docteur en Sciences Politiques, Maître de Conférences à l’Université de Nancy Président du CERB (Centre d’Etudes et de Rercherches sur le Bonapartisme, Membre du Comité Directeur du Souvenir Napoléonien..

"Je suis, et me sens, profondément Franc-comtois. Et pas seulement parce que je suis né dans la région. Mais aussi, et surtout parce que la plupart de mes ancêtres étaient originaires de la province.


Si dans mon salon trône fièrement un drapeau Comtois, le vrai, « d’azur semé de billettes d’or, au lion couronné de même, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout », ce n’est pas simplement en guise de décor. C’est en hommage aux nombreuses générations qui m’ont précédé. Bien avant que le tricolore ne soit l’emblème de la France, révolutionnaire, napoléonienne puis républicaine, mes ascendants vivaient, eux, à l’ombre du Drapeau Comtois. Ils en étaient fiers. Soyons le aussi !"



Thierry CHOFFAT

Christian DECAMPS

Fondateur et chanteur charismatique du groupe belfortain ANGE qui, dans les années 70, s’est affirmé comme étant le N°1 du rock français, avec 6 disques d’or et plus de 3 millions d’albums vendus. Ce groupe à la longévité exceptionnelle poursuit sa légende avec une nouvelle formation en 1999, toujours portée à bout de bras par Christian DECAMPS, qui continue à propulser chaque titre du groupe en véritable pièce de théâtre, servie par sa puissance vocale et son coté gestuel très particulier. Un nouvel album est prévu pour l’automne 2007 et une tournée qui passera par l’Olympia le 25 novembre prochain.

Jean-Christophe DEMARD

Prêtre, historien, écrivain. Fils du fondateur du musée de Champlitte qu’il a grandement contribué à développer.

« Pour ce qui concerne le conseil Régional, ma position est la suivante : le lion est la meilleure représentation de la Franche Comté. C’est un enracinement dans son histoire mais aussi une représentation connue auhourd’hui en particulier dans le domaine sportif. Un logo touristique doit tenir compte de ces deux éléments. Une région doit être fière de son passé avec ce désir d’affronter courageusement le monde d’aujourd’hui. Le lion me rappelle tout celà. »


Jean-Christophe DEMARD

Gilles FUMEY

Maître de conférences de géographie à l’université de Paris-Sorbonne (Paris-IV), Gilles Fumey enseigne, entre autres, la géographie culturelle de l’alimentation dans le monde dans le cadre du master GAELE (Université Paris-IV Sorbonne). Il est membre de l’UMR 8185 du CNRS (Espaces, nature et culture).
Chroniqueur au journal La Croix, rédacteur pour les revues Sciences humaines et Vient de Paraître (Culturefrance), Gilles Fumey est depuis 1998 membre du comité de pilotage du festival international de géographie de Saint-Dié (Vosges).
Il est membre du comité de rédaction des revues Mappemonde et L’information géographique, du bureau du Comité national français de géographie et du conseil d’administration de la Société de géographie. Il appartient au comité consultatif du Marché d’intérêt national de Rungis.
Il est aussi responsable et animateur des Cafés géographiques (Paris et réseau français sur Internet www.cafe-geo.net ).
http://www.celsa.fr/MBA/cv/cv_fumey.htm

"Excellent site que www.cancoillotte.net où l’on voit la revanche d’un plat paysan et pauvre. La cancoillotte colonise progressivement les rayonnages des super-marchés et porte les saveurs de notre belle région. Ce relais est bienvenu et bravo à vous.



Bravo aussi pour la bataille pour le Lion à conserver plutôt que cette France avec son trou fromager là où justement on fait les meilleurs fromages du monde depuis le 13e siècle, les Comté !"


Gilles FUMEY

Denis MARAUX

Denis Maraux, reporter photographe, créateur des « ti-chortes » comtois.

Passionné dès le plus jeune âge par la photographie, il choisit aussitôt
de photographier ce qui l’entoure. La Franche-Comté au travers de ses
paysages, son patrimoine, sa gastronomie, lui offrent un formidable
terrain d’investigation. Témoin privilégié de la vie et des traditions,
il collabore au magazine Pays Comtois et a publié une quinzaine
d’ouvrages obtenant le Prix du Livre Comtois en 2001 pour Saveurs de
Franche-Comté et en 2002 pour son Clochers de Franche-Comté.

"Les logos sont fait pour évoluer, je suis d’ailleurs surpris que
celui-ci soit encore d’actualité après tant d’année d’existence...
certainement parce qu’il avait été bien pensé. Communication mise à
part, je pense que notre Lion Comtois est un joli symbole qu’il nous
faut le préserver.


N’oublions pas que les futures plaques seront attribuées à vie et que si
le logo de la région vient à changer, nous nous retrouverons à côté de
la plaque... Osons le Lion !"



Denis MARAUX

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Le drapeau comtois flottant dans le ciel d’Arbois

Cliché gracieusement offert par Denis Maraux

Christophe MENOZZI

Restaurateur à Besançon, meilleur sommelier Gault et Millaut 2001, Meilleur sommelier de Franche Comté.

Henri MEUNIER

Président du groupe traditionnel comtois « Les Alwati ».

Edith MONTELLE

Edith MONTELLE, bibliothécaire, conteuse, conférencière, écrivain, formatrice sur le légendaire dans la lecture du paysage et vice-présidente de la Société de Mythologie française. Elle est notamment l’auteur d’un recueil de légendes sur la vouivre, L’oeil de la Vouivre.

"Il y a trente-cinq ans, je suis arrivée du Maroc sans rien connaître à la Franche-Comté, suivant mon mari, professeur nommé à Valdahon puis à Morteau. C’est en recherchant contes et légendes et en parcourant la région à pied que je me suis intégrée, écrivant et racontant ce que j’avais collecté.


Je suis convaincue que des symboles comme le lion comtois, chargé d’histoire et de mémoire identitaire, ne peuvent être remplacés par des logos rationnels qui banalisent les régions. Ce signe de reconnaissance est indispensable pour se reconnaître de quelque part, pour sortir de l’anonymat de la mondialisation."



Edith MONTELLE

Vincent PETIT

Ecrivain et enseignant. Né en 1971. Originaire du haut Doubs, Vincent Petit achève actuellement une thèse aux universités de Paris-I et de Fribourg.
Après l’agrégation d’histoire obtenue en 1994, il enseigne en lycée et entreprend des recherches sur l’histoire religieuse de la Franche-Comté et sur la politisation des campagnes comtoises au XIXe siècle. Ses travaux se situent donc à la confluence de l’histoire religieuse et de l’histoire politique, et d’une histoire des mentalités qui privilégie l’étude des lieux de sociabilité et la question de l’identité. Européen convaincu, il est membre du Mouvement Européen - France et de l’AEDE (Association Européenne des Enseignants).

« La Franche-Comté peut se prévaloir d’un blason et d’une devise qui exaltent le courage et l’esprit de résistance. Faut-il lui préférer un logo éphémère, bientôt démodé, peu connu, encore moins attachant, d’une esthétique contestable ? Telles sont les règles de la communication (mais communiquer quoi ?), qui cherchent à promouvoir en tout le conformisme et unir sur le plus petit dénominateur commun. Ambition bien tiède : une institution qui ne s’inscrit pas dans une continuité historique sape les bases de sa propre légitimité. »



Vincent PETIT

Michel POPOFF

Conservateur en chef au cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France, secrétaire général de l’Académie internationale d’héraldique.

Michel VERNUS

Universitaire, Historien. Auteur d’un nombre incalculable de livres sur la Franche-Comté et son Histoire.

« Je ne comprends pas bien la décision unanime des élus du conseil régional. Sans doute trop hâtive. Que l’on montre sur une carte de France où se situe la Franche-Comté sur des documents touristiques comme le fait le logo. Très bien. Mais notons que ce même logo n’a aucune valeur symbolique en ce qui concerne l’identité comtoise. La couleur dominante de la Franche-Comté n’est pas le bleu mais bien le vert : le vert des forêts, le vert des pâturages. Tous les verts de notre belle région.

 »Aussi substituer ce logo au lion traditionnel et historique me paraît une grave erreur, c’est introduire un doute sur l’identité comtoise sur sa capacité de résistance, de dynamisme, de vitalité, de capacité d’invention… qui ont marqué si fortement l’histoire de cette région… Faire table rase du passé n’est pas une preuve de modernisme."


Michel VERNUS