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La légende du Négus

dimanche 20 janvier 2013, par Jean-Louis

Le Négus était un clochard étonnant qui fut dans les années 1960, un personnage légendaire de Besançon. Il est décrit dans le conte de Noël « Le Molière ». Ayant lu ce conte, beaucoup de bisontins s’en sont souvenu et m’ont fait part d’anecdotes à son sujet. Pourquoi l’appelait-on ainsi ? On raconte plein de choses à son sujet : il aurait été légionnaire, sous officier à Djibouti, certains ont même imaginé qu’il était un noble éthiopien ! C’est pourquoi j’ai imaginé cette nouvelle que je lui dédie.

La légende du Négus

On m’appelle le Négus dans cette ville de Besançon, où j’erre depuis tant d’années sur son pavé froid, mais que savent-ils de ma vie, que savent-ils du Négus, ceux qui me nomment ainsi par dérision, ou gugusse par allitération ? Que connaissent-ils de la grandeur du Roi des Rois d’Éthiopie, du Seigneur des Seigneurs, du Lion conquérant de la Tribu de Juda, Lumière du Monde, Élu de Dieu et Puissance de la Trinité ? Que savent-ils de lui ? Que savent-ils de moi ? Ils ignorent où je suis né, quelle est mon origine ou qui sont mes aïeux. Je vis au milieu de barbares incultes et de doctes ignares. Ils me voient mais ne me regardent pas, ils m’entendent mais ne m’écoutent pas. Leur pitié a desséché leur cœur et leur orgueil a inhibé leur cerveau. Il y a longtemps que leurs yeux ne pleurent plus et la pièce qu’ils me jettent me rabaisse au rang d’esclave. Si je crie, je les indispose mais si je me tais, je leur fait peur.

Un jour pourtant, pris de fièvres délirantes, je me suis mis à parler, à raconter des choses invraisemblables, à mélanger les langues et les dates, les lieux et les personnes. Or se trouvait en visite dans l’asile où j’avais été transporté, une religieuse imposante, une maîtresse femme du nom de Mère Marguerite Marie qui s’approcha de moi quand elle m’entendit invoquer Abbas Bernardin dans une langue qu’elle identifia très vite comme une langue de l’Afrique de l’Est. Je parlais l’amharique comme tous les nobles éthiopiens, elle en saisissait quelques mots, me parla en omoro, la langue du sud parlée aussi au Kénya où elle avait soigné les lépreux pendant 30 ans. Je connaissais suffisamment cette langue pour soutenir un semblant de conversation, même malade, même saoul. Elle me fit parler du Père Bernardin qu’elle disait avoir connu, puis de fil en aiguille, je me mis à parler, à parler de moi, à parler de tout, moi qui était resté quasiment muet pendant vingt ans. Je disais tout de mes rêves comme de mes cauchemars, de mes drames vécus comme de mes bonheurs inracontables. Elle notait quelques mots sur un petit carnet sans jamais m’interrompre. Je m’assoupissais parfois mais quand j’ouvrais les yeux, elle était là. Elle avait la corpulence et la sérénité des femmes africaines et cela me rassurait. Peu à peu, patiemment, par petites touches comme dans un tableau de Seurat, elle reconstituait ce qu’avait été ma vie. Ce qui suit n’est que la retranscription de ce que je lui ai raconté.

Je suis né le 24 juillet 1892 à Ejersa Goro, une ville de l’ancien Empire d’Éthiopie dans le palais du ras Mäkonnen Welde Mikaél, gouverneur de la province du Hararghe. La veille avait vu la naissance au même endroit de son fils Täfäri Mäkonnen. Mais nous appartenons l’un et l’autre à la dynastie dite « salomonide », dont l’origine remonte par la reine de Saba au roi Salomon et à David. Nos deux mères étaient sœurs et mon père était cousin du ras Mäkonnen. Täfäri Mäkonnen perdit sa mère la wäyzäro Yäshimabät Ali emportée par le choléra alors qu’il n’avait pas deux ans. Les deux enfants quasi jumeaux que nous étions, furent élevés ensemble comme des frères.

Mon père avait le grade de Grazmach lors de la fameuse bataille d’Adwa en 1896 qui vit les armées éthiopiennes battre les colonisateurs italiens et les chasser hors d’Abyssinie. Le comportement exemplaire de mon père permit aux 15.000 hommes de l’armée de Mäkonnen de contribuer largement à la victoire des armées éthiopiennes emmenées par le Negusse Negest Ménélik II et son épouse Itege Taytu Betul. Combien de fois mon cousin et moi n’avons-nous pas entendu le récit de cette mémorable bataille par certains protagonistes de cette guerre. Nous répétions inlassablement les phases de la bataille, les prières à Saint Georges à qui nous devions la victoire, les canons de l’impératrice qui brisent l’assaut ennemi, les charges de cavalerie, la dislocation et l’encerclement des forces italiennes. Nous connaissions les noms des cinq généraux vaincus, et la liste de tous les ras qui avaient contribué peu ou prou à la victoire. Nous étions la première nation d’Afrique à n’être pas sous domination étrangère et le premier peuple à vaincre une nation occidentale.

1906 éclata comme une bombe dans nos vies : notre mère mourut en couches et mon petit frère de huit ans succomba à une appendicite. Un mois plus tard, mon père se suicida de désespoir et le 21 mars, notre héros et protecteur, le ras Mäkonnen Welde Mikaél qui venait de vaincre avec l’appui des Anglais, le derviche Mohammed Abdullah Hassan qui menaçait l’Ogaden, meurt en se rendant à Addis Abeba. Le ras avait confié l’éducation de son fils à son cousin le Negusse Negest Ménélik II. Ainsi fut fait et nous fûmes séparés.

On fit de Täfäri un prince lettré et de moi, Welde Petros, un soldat obéissant. Sans famille et sans protecteur, qu’aurais-je pu faire d’autre ? L’heureux temps des rêves impossibles était fini. A quinze ans, je connaissais déjà l’ivresse de la poudre à canon, les insoutenables gémissements des blessés agonisant sur le champ de bataille et le spectacle hallucinant des ruisseaux de sang coulant des collines. Nous luttions sans cesse contre les pillards venus d’Érythrée ou contre les fanatiques musulmans de l’Ogaden. Il faudra une circonstance bien particulière pour que je revoie Täfäri. En juin 1911, je reçus une lettre signée par Ménélik II en personne m’invitant au mariage de son filleul Täfäri Mäkonnen, Gloire de Saint Georges, avec woyzäro Menen Asfaw, fille du jantirar Asfaw d’Ambassel. A la lettre était joint un uniforme de la Garde impériale accompagné de ma promotion officielle comme sergent de ce corps d’élite. Sur la seule photo que je garde de cette époque, on me voit rayonnant à côté des deux époux. Malgré la défiance de l’impératrice, je fus affecté à leur service personnel et Menen Asfaw me prit en amitié au point de me faire épouser une de ses jeunes cousines Laila qui me donna rapidement deux fils et une fille. Ce fut trois années étonnantes où je découvris les luttes intestines de la Cour, l’incapacité du Négusse Negest malade à diriger le pays, l’ascension puis la chute de sa femme l’Itege Taytu Betul, les pressions et les rivalités des ambassadeurs occidentaux. Täfäri perfectionnait ses connaissances sous la houlette de Mgr Elie Jarosseau, évêque capucin français, vicaire apostolique de Harar. Il m’arrivait parfois d’assister aux leçons notamment sur l’art militaire ou sur le droit international. Je fus vite repéré par un de ces professeurs Abbas Bernardin, frère capucin, qui me prit en amitié et m’apprit le français et les mathématiques. Mais en décembre 1913, la mort de Ménélik II bouleversa l’ordre établi.

Le nouvel empereur désigné, le lij Iyasu, petit-fils de Ménélik, expédie Täfäri en mission à l’étranger et moi-même me voit affecté comme capitaine à Dire Dawa, en charge de sécuriser la ligne de chemin de fer qui relie Addis Abeba à Djibouti. Iyasu connu pour son attirance pour l’islam ne fut jamais couronné et sa vie de débauché conduisit l’évêque d’Éthiopie, l’abuna Mattéwos, à briser le testament de Ménélik et à excommunier Iyasu et ses partisans. La fille de Ménélik fut nommée Impératrice au début de 1917 : Zaouditou devint ainsi la première femme chef d’État d’un pays indépendant. Mais le vrai tournant est le fait que mon demi-frère, mon modèle et mon ami Täfäri Mäkonnen soit proclamé alga-wärash c’est-à-dire prince héritier et nommé endärassié ou si vous préférez régent de la couronne. J’en ai pleuré de joie mais j’ai su aussitôt que la vie allait désormais nous éloigner à jamais l’un de l’autre.

J’adorais chevaucher à longueur de journée le long de cette voie ferrée qui est si importante pour la sécurité et le développement de notre pays. J’organisais des patrouilles à toute heure du jour et de la nuit, en ne prévenant jamais et sans régularité, ce qui découragea vite les pilleurs et autres détrousseurs, d’autant que la mort était le prix à payer en cas de capture. La ligne devint vite la plus sûre d’Afrique. Je ne prenais ce train que pour aller à Djibouti où mes connaissances du français me firent connaitre et apprécier des autorités françaises qui connaissaient ma proximité avec le Prince héritier. Mon élévation en décembre 1928 au titre d’Azmach fut perçue par eux comme la marque de confiance absolue qu’avait en moi celui qui venait d’obtenir de l’Impératrice, le titre de négusse (c’est-à-dire roi). Ils ne croyaient pas si bien dire en parlant de confiance.

Täfäri est de plus en plus proche du pouvoir suprême mais il doit déjouer des conspirations des conservateurs qui cherchent à l’en écarter. Et le pire arrive quand en 1930, Gougsa Wellé, le propre époux de l’Impératrice Zaouditou, mène une rébellion dans le Bégemeder et lève une armée, espérant mettre fin à cette régence. Täfäri n’hésite pas un seul instant et me charge d’éliminer les factieux, balayant d’un revers de main mes arguments sur mon inexpérience : « Mieux vaut dans ce cas, un novice fidèle qu’un expert influençable ! » En deux mois, tout est réglé. Contrairement aux habitudes, je lance la cavalerie sur les arrières de l’ennemi pour désorganiser le recrutement et le ravitaillement et je récompense les officiers qui rejoignent les rangs de l’armée régulière. Profitant de ma rapidité et de l’effet de surprise, j’attaque les troupes ennemies trois fois plus nombreuses mais loin d’être en ordre de bataille. C’est la bataille dite de Qwara où l’armée de Gougsa est écrasée, ses généraux immédiatement exécutés, lui-même trouvant la mort à Antchim, le 31 mars 1930. L’impératrice meurt deux jours plus tard sans avoir eu le temps d’apprendre la mort de son époux.

Tout est consommé : le 2 avril 1930, le negus Täfäri Mäkonnen devient negus negest, empereur incontesté d’Éthiopie. Il est couronné le 2 novembre 1930 sous le nom de Haïlé Sélassié Ier c’est-à-dire pouvoir de la Trinité. Il devient roi des rois d’Éthiopie, seigneur des seigneurs, lion conquérant de la tribu de Juda, lumière du Monde, élu de Dieu. Tous les dirigeants du monde y assistent ne tarissant pas d’éloges sur l’intelligence et la modernité de ce monarque de 38 ans. Je suis présent au milieu de mes pairs depuis que je suis devenu le ras d’Hararghe. Tous me font révérence devant l’honneur qui m’échoie de porter le titre qui était celui du père de l’Empereur.

Mais les honneurs n’ont qu’un temps, la tâche de développer le pays s’avère ardue d’autant que l’Italie fasciste et raciste multiplie les provocations et les exactions dans les zones frontières. Dès 1934, je perçois que la guerre est inévitable car Mussolini envoie de plus en plus d’hommes et de matériels en Érythrée et en Somalie. Mes amis français m’avertissent que des bateaux acheminent des gaz toxiques, armes pourtant interdites par la Convention de Genève. Nous avons de plus en plus de mal à nous approvisionner en armes et il me faut des trésors d’imagination pour contourner un embargo que l’on n’applique pas à l’Italie.

Le 17 mars 1935, je participe, avec le titre de negus d’Hararghe, à la délégation éthiopienne qui va à Genève déposer un recours à la Société des Nations au titre de l’article XV de son règlement. Nous sommes reçus poliment et le dossier présenté est non contestable. Un représentant italien n’hésite pourtant pas à dire que les nègres n’ont rien à faire à la SDN car ils sont indignes de figurer parmi les peuples civilisés. Je me lève et le regarde droit dans les yeux en lui déclarant à la façon de Shylock : « I am a negro. Hath not a negro eyes ? Hath not a negro hands, organs, dimensions, senses, affections, passions ? Fed with the same food, hurt with the same weapons, subject to the same means, warmed and cooled by the same winter and summer, as an Italian is ? If you prick us, do we not bleed ? If you tickle us, do we not laugh ? If you poison us, do we not die ? And if you wrong us, shall we not revenge ? ». Il détourne les yeux le premier en murmurant « Tiens, ils apprennent l’anglais maintenant ? ». Les jours de l’Italie à la SDN sont comptés certes, mais pour mon pays, c’est son existence même qui est comptée.

Puis tout s’enchaine très vite. Le conflit devenant imminent, Hailé Sélassié 1er décrète une mobilisation générale. Notre armée est composée d’environ 500 000 hommes, dont beaucoup ne sont souvent armés que de lances et de boucliers. Seuls quelques soldats disposent encore d’armes modernes, dont les miens. Le 2 octobre, Mussolini annonce la déclaration de guerre à l’Éthiopie. L’offensive est déclenchée aussitôt. Le 6 octobre, Adoua, ville symbole de l’humiliation italienne, tombe. Le 9 janvier, Mussolini trouvant que sa guerre dure trop, autorise la guerre totale avec ces paroles : « J’autorise Votre Excellence à employer tous les moyens de guerre, je dis tous, qu’ils soient aériens comme de terre. » Les bombardements chimiques d’artillerie et par avions sont engagés aussi bien sur le front Nord que sur le front Sud. Malgré l’emploi massif de ces armes chimiques, les armées italiennes du front Nord sont en difficulté. Mes troupes et celles du ras Kassa les harcelons en permanence. C’est alors que la guerre change de nature. Sur le point de reculer, les italiens engagent une politique d’extermination envers les Éthiopiens, gazant les populations civiles, bombardant les hôpitaux y compris ceux de la Croix rouge internationale, livrant la population chrétienne d’Éthiopie aux pires exactions de leurs troupes musulmanes venant de Lybie. Malgré quelques succès, nous reculons et le 5 mai 1936, après sept mois de conflit, Addis Abeba tombe ; le 9 mai, Mussolini proclame sa victoire. Le même jour, Haïlé Selassié, après une décision majoritaire du Conseil impérial, prend le chemin de l’exil vers l’Angleterre afin de sauvegarder le gouvernement national. Il me serre dans ses bras, je sais déjà que nous ne nous reverrons plus. Il a dans sa poche la déclaration qu’il doit faire à la SDN et que nous avons travaillée ensemble. Je me souviens encore de la phrase prémonitoire que je lui avais proposée : « J’ai décidé de venir en personne, témoin du crime commis à l’encontre de mon peuple, afin de donner à l’Europe un avertissement face au destin qui l’attend, si elle s’incline aujourd’hui devant les actes accomplis  ».

A partir de là, je redevins muet, tous les efforts de la Mère religieuse, toutes les potions des médecins, toutes les circonvolutions d’un missionnaire ayant vécu en Éthiopie, rien n’y fit. Qu’avez- vous fait après ? Comment êtes-vous venu en France ? Pourquoi n’êtes vous pas retourné près du Negus ? Ces questions je les comprends, mais je n’ai aucune réponse à y apporter. J’ai du mal à me rappeler ce que j’ai fait le mois dernier alors comment me souvenir des années 40, 50 ou 60 ? Certes j’ai une vision précise des évènements jusqu’en mai 1936 mais qui me dit que je les ai vécus ? Les ai-je seulement lus ou entendus ? Ce personnage qui parle par ma voix a-t-il seulement existé ? Aucun doute sur mes origines : je suis éthiopien, ma langue maternelle est bien l’amharique que je lis sans difficulté. Un éminent historien consulté confirme l’exactitude des faits rapportés jusque dans les moindres détails, sauf un : on ne trouve aucune trace, aucune photographie, aucune mention d’un dénommé Welde Petros, ma carte d’identité sans doute fausse porte un nom français banal et ma figure s’est effacée sur la photo du mariage de Täfäri. La SDN ne m’a pas non plus identifié dans les délégations éthiopiennes, même si la tirade adaptée de Shylock figure bien dans les archives, le secrétaire de séance n’a pas indiqué celui qui l’avait prononcé. Une analyse ADN a bien prouvé que j’étais de la dynastie des salomonides comme Haïlé Selassié à qui je ressemble de plus en plus en vieillissant. Mais y a-t-il un degré de parenté ? On finit par me laisser tranquille et je retourne à la cloche.

Quand il fait trop froid où qu’il pleut trop pour dormir dehors, je vais me réfugier dans un des fortins Vauban qui ceinturent la ville. C’est souvent jonché de détritus, de seringues ou de capotes, mais le sol en terre battu me convient et on m’y laisse tranquillement y attendre la mort. Un soir d’août 1975, je suis transporté brutalement près de 40 ans en arrière : Les italiens règnent en maître à Addis Abeba alors que je les harcèle dans l’Amhara depuis près de 8 mois. Alors que les forces de résistance sont à moins de 40 km de la capitale, j’apprends que des massacres y sont généralisés. Inquiet, je pars avec deux de mes hommes déguisés en bergers et découvrons une ville incendiée et des milliers de cadavres jonchant les rues. Ma résidence est occupée par le parti fasciste aussi je cours chez ma belle-mère où je pense trouver les miens. Ils y sont, massacrés : les femmes et les filles violées et éventrées, les garçons émasculés et décapités, les serviteurs brûlés vifs et sur les murs, écrit en lettres de sang : Duce ! Duce ! Duce ! Les miens s’ajoutent aux 30.000 éthiopiens massacrés en trois jours de furie. Ivre de rage et de sang, je sombre dans une folie meurtrière qui vise tout italien que je croise. Je me vois dans un hôpital puis plus rien. Un trou noir.

Je prends conscience qu’un voyou est en train de m’étrangler. Täfäri me sourit et se penche vers moi en me disant « Viens, nous ne sommes plus qu’un ». Nous sommes le 27 août 1975 et Haïlé Selassié vient d’être étouffé dans la prison où il croupit depuis le 12 septembre 1974. A la même heure, un chercheur suisse trouve que l’ADN d’un cheveu du Négus prélevé sur sa couronne de Roi des rois est identique à celui pris sur ma tête. Comme c’est impossible, il en conclut à une erreur de prélèvement et jette le tout à la poubelle.