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samedi 22 janvier 2005, par Thier, Murie

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  • EAUVOTTE : (n. f.) « Petite eau » sous-produit de la distillation.
  • ÉCAIRMEUTCHELÉ : (adj.) Talé, écrasé, en parlant d’un fruit.
  • ECAMPILLER (S’) : (v. pron.) Se disperser, s’égailler. « Les soldats s’escampillèrent ». D’escampette.
  • ECARTER : (v. tr.) Etaler. « Ecarter la pâte avec un rouleau en bois ».
  • ECHAILLER : (v. tr.) Enlever la peau des noix et des noisettes. De l’allemand Schelle.
  • ECHAPPER : (v. tr.) « J’ai échappé le plat » = j’ai laissé tombé le plat.
  • ECHAULONS : (n. m.) Noix.
  • ÈCHE. V. AICHE.
  • ECHELETTE, ECHELOTTE : (n. f.) Petite échelle.
  • ÉCRESSI, ÉCREUSSI : (adj. et n. m.) Personne malingre, chétive.
  • ECRIGNEULE : se dit d’une personne ou d’un animal très maigre. Var. Écrignole.
  • ECUREUIL : métier qui consiste à grimper à la cime des plus beaux conifères pour en récolter les plus belles graines qui seront ensuite séchées et serviront à reboiser de nouveaux espaces.
  • EGRALI, EGRELI : (adj.)
    1. Rétréci par la soif, d’où altéré. « Comme il avait le gosier égrali, il lui fallait un coup »
    2. Noué par l’émotion. "Il avait l’estomac égrali et pour se remettre, il fallait boire.
    3. Mangé par des insectes parasites (en parlant d’un meuble). Synonyme : Cironne.
  • EMBATTRE : (v. tr.) Aiguiser, battre pour affuter. « Il embat sa faux avant déjeuner ».
  • EMECHER : (v. tr.) Supprimer les rejets. « Emécher la vigne ». Variante : Emoucher.
  • EMEILLER (S’) : (v. pron.) S’émouvoir. « Les voisins étaient très émeillés ». De l’Ancien Français esmaier. Variante : être émeillé.
  • EMPATTER : (v. tr.) Entraver les pattes d’une vache à l’aide d’une corde.
  • EMPOIGNER : (v. tr.) Se mettre à. « On empoigne un travail ».
  • EMPRESSE : (adj.) Pressé. « Nous étions empressés de rentrer chez nous ».
  • ENCROTTER : (v. tr.) Enfouir, enterrer. « La murie... encrottez-la vous-mêmes puisque vous l’avez trouvée ». De l’Ancien Français crote = cave.
  • ENDEVENIR (S’) : (v. pron.) Venir de. « Vous aimeriez savoir d’où je m’endeviens ».
  • ENDEVER (FAIRE) : (loc.) Tourmenter, agacer. « Nous prenions un malin plaisir à faire endéver les gens ».
  • ENFAGOTE : (p. p. adj.) Endimanché.
  • ENFANTÔMER : (v. tr.) Ensorceler. Employé aussi dans le sens d’avoir les idées noires.
  • ENGAGER : (v. tr.) Mettre au service de quelqu’un comme domestique.
  • ENRAYER : (v. tr.) Enrayer un champ, c’est creuser à la charrue le premier sillon d’un labour, la première « raie ».
  • ENROCAILLE : (adj.) Rocailleux. « On perçoit le bruit des charrettes sur les chemins enrocaillés ».
  • ENSAIGNER : (v. pron.) Se vider de son sang. « Elle saignait tant qu’elle aurait pu s’ensaigner ».
  • ENSAUVER (S’) : (v. pron.) Se sauver. « Ils ont pris peur et se sont ensauvés ».
  • ENSEIGNER : (v. tr.) Indiquer, renseigner. Donner un renseignement sur. « Je vais t’enseigner un lièvre ».
  • ENSUITE DE : (loc.) Après, à la suite de. « Ensuite d’un déjeuner confortable, nous partimes ».
  • ENTACHE  : (p. p. adj.) Atteint d’un défaut. « La gourmandise est un vice. J’en suis bien entaché ».
  • ENTAMER (S’) : (v. pron.) Se blesser, avoir des escarres.
  • ENVOISINNE (MAL, BIEN) : (adj.) Qui a des mauvais, des bons voisins.
  • ENVOYER : (v. tr.) Envoyer quelqu’un faire quelque chose (construit avec un infinitif). « Si tu ne viens pas chercher la confiture, j’enverrai la porter ».
  • EPANCHER (S’) : (v. pron.) Se vider. « Sur cet évier s’épanchant dans la cour ».
  • EPANDRE : (v. tr.) Jeter. « Elles becquetaient le grain que la patronne venait de leur épandre ».
  • ÉQUISSER : (v. tr.) Éclabousser.
  • EPLUCHER LA SOUPE : (loc.) Eplucher les légumes de la soupe.
  • ESQUINANCIE : (n. f.) Maladie de la gorge. Ce terme désigne un mal de gorge violent : angine ?, phlegmon ?, diphtérie ?, qui vous serre la gorge et vous étouffe.
  • ESSARD : (n. m.) Lieu essarté, défriché.
  • ESTAGON : (n. m.) Bidon, récipient en métal.
  • ESTOURBIR : (v. tr.) Assommer, « Ma mère vient d’estourbir un lapin ».
  • ESTRICLER : (v. tr.) Eclabousser. « Par ce temps, tu vas te faire estricler ».
  • ETELLE : (n. f.) Eclat de bois, copeau. « La petite table ronde dressée d’aplomb est consolidée par des ételles mises sous ses pieds boiteux ».
  • ETOC (COUPE A BLANC) : (loc.) Coupe de bois dans laquelle on abat tous les arbres, taillis et baliveaux. De l’Ancien français estoc = souche, tronc. Variante : ESTOC.
  • ETOUBLE : (n. f.) Eteule, chaume laissé sur place après la moisson.