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, par  Murie, Thier

- EAUVOTTE : (n. f.) "Petite eau" sous-produit de la distillation.

- ÉCAIRMEUTCHELÉ : (adj.) Talé, écrasé, en parlant d’un fruit.

- ECAMPILLER (S’) : (v. pron.) Se disperser, s’égailler. "Les soldats s’escampillèrent". D’escampette.

- ECARTER : (v. tr.) Etaler. "Ecarter la pâte avec un rouleau en bois ".

- ECHAILLER : (v. tr.) Enlever la peau des noix et des noisettes. De l’allemand Schelle.

- ECHAPPER : (v. tr.) "J’ai échappé le plat" = j’ai laissé tombé le plat.

- ECHAULONS : (n. m.) Noix.

- ÈCHE. V. AICHE.

- ECHELETTE, ECHELOTTE : (n. f.) Petite échelle.

- ÉCRESSI, ÉCREUSSI : (adj. et n. m.) Personne malingre, chétive.

- ECRIGNEULE : se dit d’une personne ou d’un animal très maigre. Var. Écrignole.

- ECUREUIL : métier qui consiste à grimper à la cime des plus beaux conifères pour en récolter les plus belles graines qui seront ensuite séchées et serviront à reboiser de nouveaux espaces.

- EGRALI, EGRELI : (adj.)
1. Rétréci par la soif, d’où altéré. "Comme il avait le gosier égrali, il lui fallait un coup"
2. Noué par l’émotion. "Il avait l’estomac égrali et pour se remettre, il fallait boire.
3. Mangé par des insectes parasites (en parlant d’un meuble). Synonyme : Cironne.

- EMBATTRE : (v. tr.) Aiguiser, battre pour affuter. "Il embat sa faux avant déjeuner".

- EMECHER : (v. tr.) Supprimer les rejets. "Emécher la vigne". Variante : Emoucher.

- EMEILLER (S’) : (v. pron.) S’émouvoir. "Les voisins étaient très émeillés". De l’Ancien Français esmaier. Variante : être émeillé.

- EMPATTER : (v. tr.) Entraver les pattes d’une vache à l’aide d’une corde.

- EMPOIGNER : (v. tr.) Se mettre à. "On empoigne un travail".

- EMPRESSE : (adj.) Pressé. "Nous étions empressés de rentrer chez nous".

- ENCROTTER : (v. tr.) Enfouir, enterrer. "La murie... encrottez-la vous-mêmes puisque vous l’avez trouvée". De l’Ancien Français crote = cave.

- ENDEVENIR (S’) : (v. pron.) Venir de. "Vous aimeriez savoir d’où je m’endeviens".

- ENDEVER (FAIRE) : (loc.) Tourmenter, agacer. "Nous prenions un malin plaisir à faire endéver les gens".

- ENFAGOTE : (p. p. adj.) Endimanché.

- ENFANTÔMER : (v. tr.) Ensorceler. Employé aussi dans le sens d’avoir les idées noires.

- ENGAGER : (v. tr.) Mettre au service de quelqu’un comme domestique.

- ENRAYER : (v. tr.) Enrayer un champ, c’est creuser à la charrue le premier sillon d’un labour, la première "raie".

- ENROCAILLE : (adj.) Rocailleux. "On perçoit le bruit des charrettes sur les chemins enrocaillés".

- ENSAIGNER : (v. pron.) Se vider de son sang. "Elle saignait tant qu’elle aurait pu s’ensaigner".

- ENSAUVER (S’) : (v. pron.) Se sauver. "Ils ont pris peur et se sont ensauvés".

- ENSEIGNER : (v. tr.) Indiquer, renseigner. Donner un renseignement sur. "Je vais t’enseigner un lièvre".

- ENSUITE DE : (loc.) Après, à la suite de. "Ensuite d’un déjeuner confortable, nous partimes".

- ENTACHE  : (p. p. adj.) Atteint d’un défaut. "La gourmandise est un vice. J’en suis bien entaché".

- ENTAMER (S’) : (v. pron.) Se blesser, avoir des escarres.

- ENVOISINNE (MAL, BIEN) : (adj.) Qui a des mauvais, des bons voisins.

- ENVOYER : (v. tr.) Envoyer quelqu’un faire quelque chose (construit avec un infinitif). "Si tu ne viens pas chercher la confiture, j’enverrai la porter".

- EPANCHER (S’) : (v. pron.) Se vider. "Sur cet évier s’épanchant dans la cour".

- EPANDRE : (v. tr.) Jeter. "Elles becquetaient le grain que la patronne venait de leur épandre".

- ÉQUISSER : (v. tr.) Éclabousser.

- EPLUCHER LA SOUPE : (loc.) Eplucher les légumes de la soupe.

- ESQUINANCIE : (n. f.) Maladie de la gorge. Ce terme désigne un mal de gorge violent : angine ?, phlegmon ?, diphtérie ?, qui vous serre la gorge et vous étouffe.

- ESSARD : (n. m.) Lieu essarté, défriché.

- ESTAGON : (n. m.) Bidon, récipient en métal.

- ESTOURBIR : (v. tr.) Assommer, "Ma mère vient d’estourbir un lapin".

- ESTRICLER : (v. tr.) Eclabousser. "Par ce temps, tu vas te faire estricler".

- ETELLE : (n. f.) Eclat de bois, copeau. "La petite table ronde dressée d’aplomb est consolidée par des ételles mises sous ses pieds boiteux".

- ETOC (COUPE A BLANC) : (loc.) Coupe de bois dans laquelle on abat tous les arbres, taillis et baliveaux. De l’Ancien français estoc = souche, tronc. Variante : ESTOC.

- ETOUBLE : (n. f.) Eteule, chaume laissé sur place après la moisson.