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Un auteur comtois : Daniel Seigneur.

jeudi 22 octobre 2009, par lionel

Daniel Seigneur est descendant d’une famille établie depuis 1631 dans le Pays de Montbéliard. Depuis sa jeunesse, il s’intéresse à l’Histoire et à ceux qui l’ont fabriquée. Enseignant puis cinéaste aujourd’hui à la retraite, concepteur de produits audiovisuels et multimédia, il a notamment réalisé plusieurs films patrimoniaux sur la Franche-Comté, et particulièrement sur le Pays de Montbéliard.

Les Sires de Montfaucon au XIVe siècle

Les comtes de Montfaucon sont originaires du nord et de la Franche-Comté où ils avaient d’importants domaines. Ces seigneurs vinrent s’implanter aux abords de Besançon alors ville épiscopale en plein essor, au moment même où la Franche-Comté devenue terre d’empire passa dans la mouvance des souverains germaniques pour avoir un pied à proximité de la cité et mieux contrôler la route qui conduisait de Besançon à la Porte de Bourgogne et en Alsace. Ils construisirent un château féodal dont les vastes ruines se voient à l’est de Besançon sur une éminence qui domine la rive gauche du Doubs (ruines du château à Montfaucon). Cent-vingt villages dépendaient de la mouvance du château et les fiefs de cette maison quasi-souveraine dans les montagnes du Jura, s’étendaient depuis les portes de Besançon jusqu’aux limites du val de Morteau et dans le canton de Vaud (Suisse).

Cet ouvrage relate la vie de ce temps et celle d’une prestigieuse famille princière qui marqua significativement la Franche-Comté jusqu’à l’extinction de la dynastie par Etienne de Montfaucon.

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Les Sires de Montfaucon
Le Roman d’une Principauté :

Nous sommes au temps du comte Renaud de Bourgogne, suzerain du comté de Montbéliard, qui, par une charte de franchises, accorde des privilèges, libertés et immunités aux bourgeois de la cité en 1283. C’est le début d’une notion inédite de libertés individuelles assez avancées pour l’époque. Ainsi, Montbéliard, bourg médiéval, entamait son épopée « moderne ».

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Le Roman d’une Principauté
Renaud de Bourgogne :

Après avoir écrit « le Roman d’une Principauté », récit épisodique de la Principauté de Montbéliard sous l’Ancien Régime, Daniel Seigneur publie aux Editions Cêtre un nouveau roman : « Renaud de Bourgogne, comte de Montbéliard, prince belliqueux et rebelle ».

Au Moyen Age, ce prince allait fortement marquer l’Histoire de Montbéliard, de Belfort et de Porrentruy. « Dans la région, et pour évoquer des institutions « modernes », tout a commencé avec lui » fait remarquer l’auteur.

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Octroi de la charge de franchise en 1307 par Renaud de Bourgogne
Profession : ouvriers saboteurs :

Le mot « terrorisme » est lâché. Pour une fois, il sera mis au service d’une cause noble. En 1943, des hommes, des femmes allaient s’en prendre à l’outil de production de la firme sochalienne.

Replongeons-nous un instant dans l’histoire. Les années de 1940 à 1942 avaient été terribles. L’Allemagne nazie avait envahi l’Europe. En novembre 1942, elle s’emparait de la zone libre et le régime de Vichy engageait une politique de collaboration avec l’ennemi… Dès l’écroulement de la France, les usines Peugeot, comme la plupart de celles du pays, étaient contraintes de participer à l’effort de guerre du IIIe Reich. Au mois de juillet 1943, les Anglais bombardèrent le site de Sochaux afin d’anéantir sa production. Ce fut un échec total ; en revanche, le raid avait rasé la ville et avait fait des centaines de victimes parmi la population.

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Profession : ouvriers saboteurs
Montbéliard, le temps d’un prince honni :

Comment la fille d’’une confiturière à la cour des ducs de Wurtemberg a-t-elle pu devenir l’’épouse d’’un prince de Montbéliard ?

Comment les quatre filles d’’un simple sergent de ville sont-elles devenues les maîtresses de ce même prince, puis élevées à la dignité de comtesses du saint Empire germanique ?

Par quel chemin débridé ce prince fut-il le géniteur de dix huit enfants, et de plus, avoir eu la monstruosité de les marier entre eux ?

Fils de Georges II, prince adulé par ses sujets, Léopold Eberhard, duc de Wurtemberg-Montbéliard, fut l’archétype du souverain le plus exécrable que la citée ait connu. Prince haï, honni par son peuple pour ses injustices et ses frasques immondes, il fut enterré de nuit afin d’éviter le châtiment insurrectionnel de la population.

Cet ouvrage relate l’’histoire de ce temps et celle d’’une grande famille princière de Montbéliard, du XVIIe au XVIIIe siècles.

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Montbéliard, le temps d’un prince honni
Carnet d’un infirmier d’une guerre oubliée :

A l’invitation de sa tante, un jeune homme passe des vacances au cours de l’été 1870 en Savoie. Il va y être surpris par la déclaration de guerre franco-allemande. Ne pouvant plus revenir dans son village à Vyans, situé près d’Héricourt (Haute-Saône), il s’engage dans la Garde mobile de Chambéry et est enrôlé comme ambulancier dans l’armée de l’Est. Il retrouve fortuitement les siens et rencontre une jeune fille. Son bataillon est commandé par Charles-Albert Costa de Beauregard, marquis savoisien mais aussi grand républicain.

Les combats, à commencer par la bataille de Villersexel, en Haute-Saône, vont se poursuivre pendant quelques jours dans la région de Montbéliard, Héricourt, le long de la Lizaine. A travers ce personnage, l’auteur décrit les incommensurables souffrances et la misère des hommes, mal équipés, affamés et gelés qui, par un hiver exceptionnellement froid et rigoureux, combattent sous le commandement du général Bourbaki.

Ce roman s’adresse à un large public intéressé par l’histoire de France et plus particulièrement par l’effondrement du Second Empire qui se soldait par un immense désastre, tant humain que matériel. La France perdait une partie de son territoire et était contrainte de verser 5 millions de francs or à l’Allemagne. Cette guerre pitoyable, ubuesque avait profondément meurtri l’âme de la nation française. Une défaite humiliante qui allait insuffler dans chaque village, dans chaque foyer l’esprit de la revanche. Elle se réalisera quarante-sept ans plus tard par la victoire de la Première Guerre mondiale de 1914 dont la France commémore en 2014 la 100e année.

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Carnet d’un infirmier d’une guerre oubliée

Voir en ligne : le site Internet de Daniel Seigneur