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« Les écrits de contrebande », par Jean-Louis JOLIOT

mardi 17 juin 2014, par Mitch

Ca y est, enfin : www.cancoillotte.net n’a plus l’exclusivité des écrits de contrebande de notre cher Jean-Louis. ;-)
Et c’est une grande joie pour nous, tant ses écrits méritent d’une part une large diffusion, d’autre part un bel écrin de papier.

Dans le Haut-Doubs, lors des longues soirées d’hiver d’avant la télévision, les grand-mères racontaient leur jeunesse aux enfants fascinés par cette vie d’un autre temps. Devant la cheminée, les récits avaient pour héros le brave « bricotier », contrebandier d’occasion, qui bernait toujours le vilain douanier.
Qu’il s’agisse de café, de chocolat, de sel, d’absinthe ou même de vaches, ce qui était remarquable, c’était l’ingéniosité, la discrétion et le courage de ces hommes qui luttaient contre les injustices nées des frontières.

Le Mot de l’éditeur :
Un recueil fascinant à découvrir absolument, en pleine période d’inauguration du chemin de contrebande.
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« Il en est de mes textes comme il en est du vin jaune de mon pays. Ils ont mûris longtemps dans ma tête tel ce vin dans son tonneau avant d’être mis en bouteille ».

Comme le souligne Jean-Louis Joliot, son livre peut se lire comme une dégustation, lentement, pour retrouver ces odeurs de terroirs que l’on croyait oubliées. Entre humour, tendresse et parfois nostalgique gravité, Les écrits de contrebande en sont la plus parfaite illustration. L’auteur fait revivre des personnages qui sont familiers ; les rapports entre gabelous et contrebandiers n’étant pas sans rappeler les jeux de gendarmes et de voleurs de l’enfance...

« Ce livre vient de loin, dit l’auteur, il vient des histoires que racontait mon arrière grand-mère Louise, le dimanche soir après son dîner fait d’un bouillon gras brûlant et d’un laitage. Pendant une heure, tout en tricotant des chaussettes, elle racontait des anecdotes venant de son enfance. Il y avait longtemps que les adultes ne l’écoutaient plus, disant qu’elle rabâchait les mêmes choses. C’est vrai qu’elle était sourde et que ses mains tremblaient beaucoup, mais quand assis à côté d’elle, sur son lit, dans sa chambre, je lui demandais de me raconter la vie quand elle avait mon âge, c’était le bonheur surtout quand elle parlait de la contrebande ! »

C’est ce bonheur que cherche à nous transmettre Jean-Louis JOLIOT qui nous conte, à sa manière, ces histoires de contrebandiers recueillies auprès des anciens. Naturellement, ceux-ci arrangeaient les choses en leur faveur, comme le fait tout pêcheur à la ligne parlant de ses prises.
Mais qu’importe, la réalité n’est supportable que si le rêve existe....