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Balade au crêt au Merle - La Pesse (39)

vendredi 8 janvier 2010, par Mitch, olif, Karine, Eustache, Moulin à Rata

Distance estimée : 3 km
Dénivelé estimé : 150 m
Temps de marche : 1 heure

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itinéraire
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Chaque année au 15 août, les cancoillonautes se réunissent pour ce qu’ils appellent un grand kikavuki.

En 2009, c’est le département du Jura qui a été choisi et c’est le restaurant des Bois Ronds qui nous a accueillis.

Après une croûte jurassienne et son bouquet de salade, nous avons englouti du jambon à l’os aux côtes du Jura, accompagné de gratin dauphinois et de flan de courgette. La tarte aux myrtilles ayant constitué le bouquet final, nous ne pouvions faire moins que de rejoindre le Crêt au Merle à pied pour une promenade digestive bien méritée !

Une ascension courte mais un peu sportive

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L’essentiel du chemin se faisant dans une pâture, il est probable d’en croiser les occupantes.

Une fois parqué à la Borne au Lion, à l’ombre de préférence, la grande chaîne du Jura s’étend face à nos regards. Sur la droite, une large route part en direction du Crêt de Chalam.

Prendre celle de gauche, en direction du Merle moqueur. Fini le temps des cerises, mais pas celui des myrtilles, qu’il faut digérer.

Une fois parvenu au Col du Merle, un petit sentier fléché, parfois abrupt, conduit au Crêt en un bon quart d’heure, selon son rythme d’ascension.
Aucune difficulté, si ce n’est la pente parfois un peu raide, et beaucoup de bonheur une fois au sommet, surtout si le temps est dégagé.

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Un peu d’Histoire du Haut-Jura

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La Borne au Lion est une ancienne borne frontalière élevée en 1613 entre le Duché de Savoie, le Comté de Bourgogne (côté Jura) et la France (côté Ain), élevée en 1613 à la suite du traité d’ Auxonne de 1612.

Des armoiries sculptées sur trois faces de cette borne à base carrée, seul le lion comtois est encore visible. Une deuxième borne marquée à l’effigie du lion est située au lieu-dit « Sous la Sémine ».

C’est dans ce secteur de la Borne au Lion, sous les ordres du colonel Romans-Petit, que 3000 maquisards du Haut-Jura et de l’Ain se replient en juillet 1944.
Poste de commandement et hôpital de campagne sont implantés dans les fermes alentour.

La Haute-Chaîne

Face à nous au sud, se dresse le plus haut pli du massif jurassien :

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A gauche, le massif de la Dôle, facilement identifiable grâce à son dôme blanc (station météo et radar pour l’aéronautique), sixième sommet jurassien culminant à 1677 m.
Plus proche de nous, on devine l’antenne de télécommunication coiffant le Petit Montrond. Se succèdent ensuite le Monrond et le Grand Montrond, culminant à 1596 et 1614 m. A 1688 et 1680 m, le Colomby de Gex et son jumeau, puis le Grand Crêt (alt.1702), voisin du Crêt de la Neige, le toit du Jura qui domine à 1720 m.

Ce n’est cependant pas un sommet bien individualisé que l’on remarque, comme son voisin le Reculet qui lui a volé la vedette quelques années en tant que plus haut sommet jurassien. Bien repérable par sa forme conique et sa croix monumentale, celui-là culmine à 1718 m.

Le grand décrochement de la Roche Franche nous fait face, falaise austère dévoilant l’accumulation de ses strates géologiques et les éboulis provoqués par l’érosion.

Enfin, après cette longue barre quelque peu abrupte, tout à au fond à droite, le massif du Grand Crêt d’Eau, le dernier sommet de la chaîne jurassienne.

A notre niveau, juste à l’ouest, le Crêt de Chalam.

Voir en ligne : Les Bois Ronds


P.-S.

Ciste n° 60966.



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