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Pierre Frédéric BERNARD

vendredi 2 janvier 2009, par Mitch

Né à Saint Julien en 1749, décédé à Montbéliard en 1825.

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Pierre-Frédéric BERNARD fit ses études au Gymnase de Montbéliard et fut admis au séminaire de Tübinguen en 1767. De retour à Saint Julien, après quatre années d’études, il ne put enseigner en chaire évangélique, contrarié par la faiblesse de son organe. Heureusement, Frédéric-Eugène, duc de Wurtemberg, demeurant à Montbéliard, le nomma sous-gouverneur de ses trois fils cadets (Charles, Alexandre et Henri).

Dès 1790 la botanique devint sa science favorite. Après quelques années, la nature végétale n’avait plus de secrets pour lui et son herbier se complétait rapidement, grâce à de fréquents séjours en Suisse et en Allemagne.

En 1798, il fut nommé surintendant des jardins du roi à Stuttgart. Il put ainsi enrichir ses connaissances botaniques et son herbier. En 1813, il revint s’installer à Montbéliard et se consacrer entièrement à la réalisation d’une flore du Pays de Montbéliard. C’est BERNARD qui initia Pierre-Frédéric WETZEL à la science botanique alors que ce dernier n’y voyait qu’un passe-temps.

En 1823 à Strasbourg, fut publié son Tableau de la Flore du Jura et de l’ancienne Franche-Comté, des Vosges et de l’ancienne Alsace.

Il meurt le 10 mai 1825, alors qu’il allait s’attaquer à quelques familles de cryptogames entièrement négligées par Jean BOHAIN (1541-1612) et ses successeurs.


Aujourd’hui de nombreux manuscrits concernant les récoltes de BERNARD sont conservés à la Société d’Emulation de Montbéliard et son herbier, re-conditionné par CONTEJEAN, se trouve dans le centre de conservation du muséum Cuvier. Il se compose de 112 volumes d’un herbier général (8000 plantes de 1795 à 1825), 40 volumes d’un herbier local (2000 plantes de 1813 à 1825) et de 3 volumes hors catalogue.
C’est quantitativement le plus important des collections, mais il faudra attendre son inventaire pour en apprécier sa qualité et en retirer toutes les informations primordiales qu’il contient.


P.-S.

Merci à Thierry MALVESY, responsable des collections d’Histoire Naturelle au Muséum Cuvier du Musée du Château des Ducs de Wurtemberg, à qui nous devons ce texte et ces clichés