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Marie et Pierre CURIE

Physiciens, découvreurs du radium et du polonium

samedi 12 février 2005

Physicien français, membre de l’Académie des sciences, né à Paris en 1859 et mort en 1906.

Lui et son épouse Marie Curie (Marie Salodowska, née à Varsovie, professeur de physique à la Sorbonne et lauréate du prix Nobel) sont aujourd’hui universellement célèbres en raison de la découverte qu’ils firent en 1898, par l’analyse des radiations uraniques, de deux nouveaux métaux : le polonium et le radium.

Pierre Curie était issu d’une famille franc-comtoise, comme le retrace la revue Franche-Comté et Monts Jura dans son numéro du 15 janvier 1924 :
« M. le pasteur John Viénot a écrit dans Le Pays de Montbéliard qu’il y a une vingtaine d’années, à une réception de l’Elysée, le grand savant Pierre Curie lui raconta que sa famille était d’origine Montbéliardaise. Il n’y a rien de surprenant à cela car le nom de Curie est très répandu dans la région de Montbéliard. »
« Léon Sahler, dans une notice publiée dans les Mémoires de la Société d’Emulation de Montbéliard (1912) : Un tribunal éphémère : la justice de paix du canton de Désandans (1795-1801) raconte qu’au XVIIIe siècle, un certain Pierre Curie avait été capitaine dans un régiment étranger, en France, mourut à Grand-Charmont (Doubs). Son fils, Paul-François-Gustave-Etienne Curie, naquit dans ce même village. Il exerça la médecine à Mulhouse, s’y maria, et mourut à Londres. De lui était né, en 1817, Eugène Curie, docteur en médecine à Paris, père de l’illustre savant. Le célèbre physicien Pierre Curie mourut accidentellement à Paris, écrasé par une voiture automobile, en 1906 ».

Le radium, découvert en 1898 par Pierre et Marie Curie dans les résidus barytiques obtenus en cours du traitement de la pechblende, est un métal extrêmement rare. Il se retire des minerais d’urane (pechblende de Bohême, carnolite ou vanadate double d’uranyle et de potassium du Colorado, autunite du Portugal). Plusieurs tonnes de ces minerais ne donnent que quelques décigrammes de sels de radium. Ce métal fond à 700°, décompose l’eau à froid. Il est analogue au baryum, dont il a l’aspect. Son sel le plus usuel est le bromure de baryum. Le radium est un corps en voie de désintégration ; son atome, en une période de 2900 ans, se décompose en donnant de l’hélium et une émanation gazeuse (niton) qui dépose elle-même, en dégageant de l’hélium, de nouvelles substances radio-actives (radium A, B, C...).

Le radium est lui-même un produit de transformation de l’atome d’uranium. Durant ses transformations, il émet une grande quantité d’énergie (un gramme de radium donne une quantité d’énergie égale à celle développée par la combustion de 300 kg de charbon) traduite par une élévation de température et l’émission de diverses radiations : 90% de rayons X formés de particules d’hélion électrisés positivement, 9% de rayons Y comparables aux rayons X. Ces radiations ionisent les gaz, impressionnent la plaque photographique, déterminent la fluorescence, etc... Elles ont également une action physiologique entraînant la destruction des tissus et elles sont douées d’un pouvoir bactéricide considérable, d’où diverses applications thérapeutiques. Pour ces usages, on emploie l’émanation des sels de radium secs ou dissous, ou des sels de baryum activés.

Le radium convient pour activer et augmenter la phosphorescence de diverses substances (sulfure de zinc), afin d’en faire des préparations lumineuses de nuit : crans et guidons de mitrailleuses, divisions d’appareils de mesure, marques des heures sur les montres... Le radium est surtout employé contre le cancer, les lupus, etc...


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