CABE : (n. f.) Chèvre. « Il avait conduit leur cabe au bouc » (Pergaud, La Guerre des boutons). Du latin capra. Synonyme : bique
CABER : (v. tr.) Tuer. Ex. « Il y en avait toujours un ou deux de cabés, il ya en avait des éborgnés ». (Louis PERGAUD).
CABIOTTE : (n. f.) Petite cabane.
CABORNE : (n. f.) 1. Grotte ; 2. Terrier.
CABOTTE : (n.f.) Petite meule de foin. Synonyme : chevrotte.
CACOUILLARD : (n. m.) Fromager qui travaille à la fabrique du comté (39).
CACOUILLER : (v. tr.) Renverser de l’eau.
CAFOTER : (v. intr.) Boire le café à quatre heures (70).
CAFOUILLER : (v. intr.) Barboter dans l’eau.
CAGNE : (n. f.)
1. Chien de mauvaise race, vieux chien sans valeur.
2. Se dit d’un homme paresseux. Ex : « Il n’a jamais rien fait de sa vie... C’est une cagne, ce type-là ! »
CALANDEAU : (n. m.) Vieux cheval.
CALINE : (n. f.) Bonnet de femme. De câle, calot, bonnet de Montbéliard. Voir caule.
CARAMILLÉE : (n. f.) Grande quantité. Ex. « J’ai trouvé une caramillée de champignons, aujourd’hui. »
CAMPENOTTE : (n. f.)
1. Petite cloche.
2. Par métaphore, nom de certaines fleurs, jonquilles, narcisses, d’où « la fête des campenottes à Montbéliard »
Diminutif de campène. Du latin campana, cloche.
CAMP-VOLANT : (n. m.) Nomade
CANCOINE : (n. m.) Hanneton. Variante : cancoire.
CANCOILLOTTE : (n. f.) Fromage franc-comtois dont on dit qu’il serait né en Haute-Saône à la suite d’une erreur de préparation. De là, il s’est répandu dans toute la Franche-Comté. La cancoillotte est élaborée à partir du méton.
CAPETTE : (n. f.) Coiffure féminine épousant la forme de la tête. Voir toponymie.
CAQUELON : (n. m.) Voir coquelon.
CAR EN COIN : (loc.)
1. De travers, de guingois.
2. Quartier et association qui en a pris le nom dans un village de Haute-Saône.
CARBONISER : (v. tr.) Faire du charbon de bois.
CARRE : (n. m.) Oreiller. Formation métonymique.
CARREAU : (n. m.) Brique d’argile crue façonnée à la main et utilisée pour la construction de baraques dans les bois.
CARTOUFLE : (n. f.) Pomme de terre. Peu utilisé aujourd’hui. Synonymes : poirotte 2, treuffe.
CASERNER : (v. tr.) Enfermer.
CASSET : (n. m.) Casserole.
CASSINE : (n. f.) Petite maison. Du latin casa.
CATICHE : (n. f.) Poupée.
CATONS : (n. m.) Grumeaux.
CATROUILLER : (v. intr.) Marcher avec peine.
CAULE : (n. f.)
1. Coiffe de femme.
2. Bonnet de bébé.
De cole, bonnet, forme patoise de cale, bonnet.
CAUSER :
1. (v. tr.) Parler à. « Il m’entendit causer mes chevaux » ; « Causer une fille », la courtiser.
2. (v. pron.) Etre en bons termes. « On ne se cause pas, on est fâché ».
CAUTAINE : (n. f.) Femme bavarde.
CHAIR DE POULE : Frissonner, avoir la chair de poule
CHAIROTTE : (n. f.) Charette
CHALET : (n. m.) Fromagerie, surtout dans le Jura
CHAMBRENHAUT : (n. f.) Chambre en haut, pièce à l’étage
CHAMP LES VACHES (ALLER AU) : (loc.) Garder les vaches à la pâture.
CHANCE QUE : (loc. prép.). Heureusement que. Ex. « Tu as vu ce qui tombe ? chance que j’ai pris mon parapluie ! ». On dit aussi « Encore chance » : « Tu as vu ce qui tombe ? J’ai pris mon parapluie, encore chance ! »
CHANTEAU : (n. m.)
1. Morceau, miche de pain.
2. Entame de la miche, le premier morceau (Montbéliard)
CHANTELOT : (n. m.) Morceau de pain blanc distribué par la mariée le jour des noces. Diminutif de chanteau.
CHANTOTTER : (v. intr.) Chantonner.
CHAPELER : (v. tr.) Battre la faux avant de l’aiguiser.
CHAPUSER : (v. tr.)
1. Couper du bois en petits morceaux
2. Bricoler
CHAQUER (SE) : (v. pron.) Se brûler (70)
CHARBONNETTE : (n. f.) Petit bois transformé en charbon.
CHARGER UNE MALADIE : (loc.) Tomber malade.
CHARMOTTE : (n. f.) Corbeille, de forme variable, portée en bandoulière.
CHARPAGNE : (n. f.) Sorte de panier arrondi d’un côté fendu et pointu de l’autre.
CHARPAGNEE : (n. f.) Contenu d’un charpagne.
CHARI : (n. m.) Couloir qui dessert la cuisine d’un côté et la grange de l’autre.
CHARRIERE : (n. f.) Chemin par où passent les charrettes ; chemin servant au défrichement dans les bois. (70)
CHARVARI : (n. m.) Charivari, manifestation bruyante, chahut au soir d’un remariage surtout.
CHAT (TUER LE ) : (loc.) Décorer la dernière charrette d’un bouquet. Cf. Tue-chat, tue-chien
Var. : faire le chat, prendre le chat.
CHAUDEAU : (n. m.) Boisson réconfortante.
CHAULE : (n. f.) Cupule de la noisette.
CHAUVEAU : (n. m.) Ancienne mesure de capacité qui équivaut à 60 cl.
CHAVANNE : (n. f.) Amoncellement de branchages destiné au feu de la Saint-Jean.
CHAZAL : (n. m.) Place à bâtir. Variante : chésal (Montbéliard)
CHENEVOTTE : (n. f.) Tige de chanvre décortiquée.
CHENI : (n. m.) prononcé ch’ni.
1. (n. m.) Poussières, balayures, saletés. « J’ai un ch’ni dans l’oeil », « Passe-moi la pelle à ch’ni s’il te plait ».
2. (n. pl.) Ordures. « On a ramassé les chenils le matin dans les rues », « les caisses à chenils » = les poubelles.
Peut-être de chenil, endroit sale par définition.
CHEVRET : (n. m.) Fromage de chèvre.
CHEVROTTE : (n. f.) Petit tas de foin.
Synonyme : Cabotte.
CHEZ : (prép.)
1. Les. (suivi d’un nom de famille et d’un verbe au pluriel). Ex. « Chez Bobillier sont venus nous voir hier ». « Il ne faudra pas que j’oublie d’en parler à chez Grandmangin ».
2. Les [notres] (suivi d’un pronom personnel) « Ils m’ont invité avec tout chez nous » = nous tous._
3. Chez est en quelque sorte explétif et devient un ensemble indissociable du nom propre dans une expression comme « Le poirier à chez Clément ». On peut comprendre : le poirier des Clément.
CHIE-EN-NID. V. CHIONI.
CHIEN (BETE) : (loc.) Enfant stupide.
CHIONI : (n. m.) Dernier-né. Var. : Chie-en-nid.
CHOUGNER, CHOUINER : (v. intr.) Pleurer, « Arrête de chouiner pour rien ».
CHREMEAU : (n. m.) Bonnet porté pour le baptême. De chrême.
CIRON : (n. m.) Vrillette. Insecte dont la larve creuse des galeries dans le bois des meubles.
CIRONNE : mangé par les cirons, parasites des meubles, « Ce buffet est tout cironné »
Synonyme : égrali.
CLAIR : (adj. employé adv.) Clairsemé. « Il faut planter le maïs clair », c’est-à-dire largement espacé.
CLAIRANT : (p. pr.) qui brûle, qui est allumé en parlant d’une bougie ou d’un cierge. « A la Chandeleur, la maîtresse essayait de ramener son cierge tout clairant à la ferme. »
CLAIRER :
1. (v. tr.) Allumer. « Clairer la lampe », « clairer la cuisinière ».
2. (v. intr.)
a) Donner sa clarté ou sa chaleur. « L’ampoule doit être grillée, ça ne claire plus ». En parlant d’un début d’incendie : « Tout d’un coup, d’un bout à l’autre de ce groupe de maisons attenantes, le feu claira ».
b) Brûler. « Il jette le livre au feu, il n’a pas voulu clairer »
c) Briller. Les gens se rapprochaient et les yeux clairaient« -CLAIRET : (n. m.) Vin de pays. »C’est du clairet de ma vigne".
COISIR (SE) : (v. pr.) Se taire. Ex. « Mais Coiste-te donc voir, sale viausse ». On dit aussi Queste.
CLOUER LE MARIAGE : (loc.) Sanctionner par une manifestation particulière le moment du mariage. « On enfonçait d’un coup de marteau un clou dans la balustrade de la galerie du temple, au moment de l’échange des consentements ». (dans le Pays de Montbéliard, confession majoritairement luthérienne).
COMBE : (n. f.) Dépression causée par l’érosion d’un sommet (dans le Jura)
COMME QUE COMME : (loc.) De toute façon. Ex. « Comme que comme, il faudra bien y passer ».
COMMERCE : (n.m.)
1. Désordre. Ex. . « Y a un grand caboulot pour ranger tout le commerce » (Laurence Sémonin, La Madeleine Proust). « Tu nous en a mis, un sapré commerce, et tu t’en vas sans rien ranger ? »
_2. Affaire compliquée, embrouillée. Ex. « Mais quel commerce, c’t’ histoire ! »
COMPTER : (v. intr.) Croire, être sûr que. « Tu peux compter que j’ai eu froid »
CONNAISSANCE (AVOIR DE LA) : (loc.) Commencer à comprendre (en parlant d’un enfant)
CONSCRIT : (n. m.) Personne née la même année.
CONTER : (v. tr.) Décrire, prouver. « Il avait eu bien soin de me conter par le menu les journaux des champs et les ouvrées de vigne du vieux »
CONTRARIER (SE) : (v. pron.) Se disputer. « Tant qu’y s’contrarient pas, ça va ».
CONTRE : (prép.) Vers, dans la direction de. « On se dirige contre Besançon ».
COQUELLE (n. f.), COQUELON (n. m.) : Casserole en fonte, fait-tout. « Le butin qu’on leur donnait au moment de leur mariage, deux ou trois coquelons ». Du latin coquere = cuire
Variantes : caquelon, cauquelon.
COR : (n. m.) Tuyau. « On astique ou on noircit un cor de fourneau », par analogie avec le cor de chasse.
CORNE DU BOIS : (n. f.) Coin du bois, extrémité du bois.
CORNET : (n. m.) sac de papier pour emballage. « Passe-moi un cornet pour mettre les fruits ».
COUGNARDE : (n. f.) Confiture de cerises.
COUINER : (v. intr.) Pousser des cris perçants. « la souris couine ».
COULEE : (n. f.) Moment de la journée où les cultivateurs apportaient le lait à la coopérative (matin et soir).
COULER : (v.) geler (en parlant des fleurs des arbres fruitiers)
COULOIR : (n. m.) Entonnoir servant à transvaser le lait. De couler.
COUP DE TEMPS : (loc. adv.) En ces circonstances. Ex. On ne sait jamais trop ce qu’on veut faire, dans ces coups de temps-là" (On ne sait jamais exactement ce que l’on va faire, dans ces moments-là)
COUPEUR : (n. m.) Bûcheron professionnel.
COURIOLOT : (n. m.) Enfant de choeur (25)
COURTIL : (n. m.) Jardin potager. Du latin tardif curtil. Ancien Français cortil.
COUVERT : (n. m.) Couvercle.
COUVERTE : (n. f.)
1. Couverture
2. Pierre formant linteau de la porte ou de la fenêtre. « On lit encore les initiales des ancêtres sur la couverte de la porte d’entrée ».
CRACHOTTES : (n. f.) grenouilles (70)
CRAINDRE : (v. tr.) Avoir des égards pour, respecter. « Comme je craignais l’argent de mes parents ».
CRAMAILLOT ou CRAMAYOT : (n. m.) Pissenlit.
CRAMAILLOTTE : (n. f.) Confiture de pissenlits.
CRET : (n. m.) Sommet dans le Jura. Du latin crista.
CROIRE : (v. tr.)
1. Fonder des espoirs sur. « Vous qui croyez tant vos enfants »
2. Penser, espérer, vouloir (suivi d’un verbe à l’infinitif). « Je ne crois rester ici qu’une douzaine de jours ». « Je crois sortir victorieux ».
CROISADE : (n. f) Croisée des chemins.
CROLER : (v. tr.) Secouer les branches d’arbres fruitiers. « Crôler les prunes ».
CROS : (n. m.) Corbeaux.
CRU : (adj.) se dit quand il fait froid et humide, « Allume le chauffage, il fait cru dans la maison ».
CUDE : (n. f.) Sottise. « Il se mit à faire des cudes, à inventer des âneries ». De l’Ancien Français cuider.
CUDOT : (n. m.) Celui qui fait des bêtises par gloriole.
CUIRE : (v. tr.)
1. Bouillir. "Faire cuire de l’eau.
2. Fermenter. « Les fruits cuisent dans le tonneau (en vue de la distillation) ».
3. Se carboniser (en parlant du bois). « La bûche cuisait dans le fourneau ».
4. Carboniser.
CUISAGE : (n. m.) Fabrication du charbon de bois.
CUIT : (adj.)
1. Gelé. « Les carottes sont cuites ».
2. Pourri. « Le bois est cuit ».
CUITE DE VENTRE : (loc.) Peur intense. Ex. . « Quand il a vu les gendarmes arriver, il a fait le fier, mais il avait une saprée cuite de ventre. »
CUL DE CHIEN : (n. m.) Nèfle.
CUL-JAUNE : (n. m.) Frelon.
CUSON : (n. f.) Souci. Ex. « J’ai bien de la cuson quand je pense à lui ».







