Léo vous souhaite la bienvenue en Franche-Comté
Accueil du site > Héritages > Patois > Dictionnaire de patois comtois

G

samedi 22 janvier 2005, par Murie, Thier

 


 GACHENOT, GACHENOTTE : (n.) Petit garçon, petite fille. Variante : « Gachenet ».

 GACHOTTE : (n. f.) Jeune fille. Variante : « Gaichotte ». Synonyme : « Diaichotte ».

 GAILLE : (n. f.)
1. Chiffon, vieux vêtement défraîchi : « Tu ne veux tout de même pas mettre cette gaille pour aller à la messe ? »
2. Mauvaise femme : « Mais r’gardez-moi c’te vieille gaille, c’te mauvaise ! »

 GAMINE : (n. f.) Fille.

 GAREUDON (EN) : (loc.) En désordre.

 GAUDES : (n. f. pl.)
1. Grains de maïs, d’où farine de maïs.
2. Plat traditionnel en Franche-Comté.
C’est une bouillie de farine de maïs grillé et donc différente de la polenta italienne. Les gaudes ont constitué une des bases de l’alimentation franc-comtoise, tout en étant connues en Bresse et en Bourgogne. Le maïs est cultivé en Franche-Comté dès le premier tiers du XVIIe siècle. L’étymologie du mot est douteuse : peut-être à rapprocher du nom d’une plante de couleur jaune, la gaude.
Dans un discours à une réunion de Franc-Comtois à Paris, en 1883, PASTEUR disait : « ce qu’on aime là-bas, vous l’offrez ici. Vous nous donnez les gaudes, ce plat du terroir de mémoire si grande que vous l’avez élevé à la hauteur d’une institution. » « Nous sommes les mangeurs de gaudes », dit une ballade franc-comtoise, mais « mangeurs de gaudes » appliqué aux Franc-Comtois est souvent péjoratif et l’on renchérit parfois : « Ils ont le derrière jaune ».
Un certain nombre d’expressions ou de dictons évoquent ce plat si apprécié : « Un gros plein de gaudes équivaut à ce qu’on nomme ailleurs un gros plein de soupe ;  »Piau (peau) de gaude« qualifie une personne au visage jaune et ridé ; »Il est comme la peau des gaudes, il revient jusqu’à sept fois« signifie, il me fait perdre mon temps. _ »Ramener la peau sur les gaudes« c’est arranger une affaire. ; _ »Souffler les gaudes, c’est ronfler.

 GAUGÉ : (p. p. adj.) trempé et boueux, « Avec l’orage qu’il y a eu, il est rentré de promenade tout gaugé ».

 GAUPE : (n. f.) Vêtement.

 GAVOUILLER : (v. intr.) Barboter, jouer avec l’eau. « Les enfants sont tout heureux de pouvoir gavouiller dans les flaques d’eau ».

 GENDRE (ALLER, SE MARIER) : (loc.) Vivre chez ses beaux parents. « Ne te marie pas gendre : tout mariage, tout ménage ».

 GENER DE QUELQU’UN (SE) : (loc.) Eprouver un sentiment de réserve et de crainte vis-à-vis de quelqu’un. « Le docteur on s’en gênait dans le temps ».

 GENS, GENT : (n. f.) Personne. « C’est une bonne gent ».

 GOILLE, GOILLON : Chiffon (à vaisselle). Variante : « Gaille ».

 GOUEYANT. V. GOUILLAND.

 GOUILLAND : (n. m.) Ivrogne, débauché. Var. GOUEYANT.

 GOUILLASSE : (n. f.) Boue.

 GOUILLAT : (n. m.) Mare boueuse. Variante « Gouillet » (Montbéliard). Synonymes : « Bouaillet, Bouillet ».

 GOUINE : (n. f.) Femme légère. Voir le dicton : « Il n’y a pas de moine à Acey / Qui n’ai sa gouine à Brésilley ».

 GOULICHE, GOURLICHE : (n. f.) Tuyau par où s’écoule l’eau. Vient de goule.

 GOULOTTE : (n. f.) Petite vallée étroite.

 GOUMEAU : farine délayée avec du lait et parfois des oeufs formant une pâte liquide qu’on étend sur les fonds de tarte ou de quiche. Variante : « Commeau ». De goumer, cuire à petit feu.

 GOURI : (n. m.) Porc, cochon.

 GOUTTE : (n. f.) Alcool blanc de fruits.

 GOUVERNER : (v. pron.) Etre autonome (en parlant d’une personne âgée). « Est-ce qu’elle se gouverne encore toute seule ? ».

 GOUVERNER LE FOIN : (loc.) Faire tout ce qu’il faut pour le séchage du foin.

 GRABEUSE : (n. f.) Ecrevisse. De l’allemand Krebs. Variante : « Graibeusse » (Montbéliard).

 GRABONS : (n. m.) Résidus de la fonte du lard. Du moyen français grobe.

 GRAS (IL NE FAIT PAS) : (loc.) Il ne fait pas chaud. « Il ne fait pas gras dehors, la neige ne va pas tarder à venir ».

 GRAVOLON : (n. m.) Frelon. Variante : « Grevolon ».

 GREBI : Plein, couvert de, rempli. « Les cerises, cette année, on veut en avoir beau faire : les arbres en sont tout grebis ».

 GRÉLOT : (n. m.) Petite terrine ou corbeille en osier dans laquelle on met la pâte à pain. Variante : « Crélot » (Montbéliard). Synonyme : « Vannette ».

 GRELUCHE :
1. n. m. : Gros morceau de charbon de bois.
2. n. f. : Fille sotte. Péjoratif.

 GRELUCHON : (n. m.) Garnement.

 GRÉVÉ : (p. p. adj.) Malade. « Les bêtes devenaient tout à coup grevées ; elles dessechaient et finalement mouraient. » Du latin gravare.

 GREVER : (v. tr.) Accabler d’un mal.

 GREVILLER : (v. intr.)
1. Remuer avec une baguette, un tisonnier.
2. Cherchant en grattant, comme une poule.

 GRIBOUILLE : (n. f.) Tisonnier.

 GRINGOTTER : (v. intr.) Sonner. « La cloche gringotte dans le clocher ».

 GRILLOT : (n. m.) Grillon.

 GRIPOT : (n. m.) Chemin en pente raide, raidillon.

 GRONDOTTER : (v. intr.) Gronder souvent. Forme fréquentative de gronder avec le suffixe typique -otte(r) de la région Est.

 GROGNET : (n. m.) Croputon, quignon.

 GROS : (adj. emploi adv.) Beaucoup. « Elle dévorait les bouquins ; à sa mort la bibliothèque circulante a gros perdu. »

 GROULER. V. GRULER.

 GRULER : (v. intr.). Grelotter.

 GRUYERIN : (n. m.) Fromager. Variante : « Gruerin ».

 GUETTER : (v. tr.) Lorgner le travail de son voisin. (Langage scolaire). « Mon voisin n’arrête pas de guetter ».

 GUILLE : (n. f.) Crottes rondes de mouton ou de chèvre, parfois même du lapin. De l’allemand Kegel.



Tous droits réservés cancoillotte.net 2001-2010   -   Informations légales

Dernière mise à jour : mardi 9 février 2010
Site réalisé avec SPIP